Dimanche découverte

Des idées de sorties, de détours et de balades décalées pour un dimanche insolite.

Tu fais quoi dimanche ? On brunche ? On va prendre un verre ? Un ciné ? Non, non, non ! Dimanche prochain ou tous les dimanches du mois jusqu’au 25 mars, c’est théâtre ! L’occasion de sortir du train-train d’un dimanche parisien et de faire travailler ses zygomatiques ! Station Etoile, ça démarre à 15h et c’est parti pour 1h15  de comédie déjantée au plus près des étoiles, avec 4 terriens un peu frappés.

Le pitch : Trois hommes, que tout oppose, sont contraints de cohabiter pour une durée indéterminée, dans la station spatiale la plus éloignée de la Terre, jusqu’au jour où débarque la séduisante Murphy…

Ces 3 hommes solitaires, l’un commandant désabusé, l’autre pilote zélé et le dernier, cinéphile et cachotier nous font pénétrer dans leur quotidien morne d’expatriés ! Entre fous rires et engueulades décapantes sur les petits faits du quotidien, le temps semble long dans une station spatiale...L’arrivée de Murphy est un coup de théâtre !

Mon avis : Si la pièce est un peu lente à décoller, les personnages trouvent tout de suite leurs repères. Les 3 caricatures fonctionnent bien et les enchaînements s’affinent et s’aiguisent subtilement au fil de la pièce. L’arrivée de Murphy marque le début d’une véritable petite intrigue qui se soldera par un dénouement fracassant dans les étoiles ! Légère, humaine, grisante…Cette comédie spatiale est un concentré de pep’s, le remède-sourire idéal pour terminer le week end en beauté.

Alors, on va le prendre ce verre ?

Station Etoile, Les Feux de la Rampe, 2, rue Saulnier 75009. Résa : 01 42 46 26 19 Samedi 18h30, Dimanche 15h, Lundi 20h / 16-24 €

Profitez des premiers frimas de l’automne et d’un ras-de-bol-de-Paris passager pour vous évader ! Bien sûr, il ne s’agit pas de franchir les fuseaux horaires et de survoler les océans mais simplement, de respirer le bon air de la forêt et de pédaler cheveux au vent, le temps d’un week end vraiment dépaysant. A seulement 45 minutes de Paris en train, la ville de Compiègne est archi-facile à relier depuis la Gare du Nord. Alors, embarquez vos vélos, dans le wagon dédié à cet effet, avant de vous lancer pour une folle épopée sur les pistes cyclables tapissées de feuilles dorées. Testé et approuvé ? Oui ! Démonstration.

A deux pas de l’hippodrome de Compiègne, une piste cyclable timide et indiquée par un panneau en direction de Pierrefonds et Saint-Jean-aux-Bois, s’engage dans la forêt. Le 3ème massif forestier de France et la plus grande forêt de Picardie avec ses 15 000 hectares de hêtres, de chênes séculaires et de charmes !

L’itinéraire conseillé ? Facile, le parcours forme une boucle (comme vous pouvez le constater sur le plan ci-dessus) qui passe par la bourgade de Saint-Jean-aux-Bois, puis celle de Pierrefonds avant de revenir à Compiègne. Et, même si vous ne possédez pas de VTT, pas de panique la piste est un joli tapis de bitume carrossable par tous les vélos. De mon côté, je suis partie avec ma fidèle et vieille carcasse de bicyclette dont le pneu avant m’avait fait la surprise d’une crevaison, la veille du départ. Mais tout est possible, la preuve !

Engagez-vous donc sur la piste, qui borde, les deux premiers kilomètres, une route.  Très vite, le bruit des voitures devient un nébuleux souvenir car la voie s’engage en plein cœur de la forêt au beau milieu d’un éden de feuilles dorées, de champignons spongieux et d’arbres centenaires… Ce premier jour, il pleuvait. Une pluie fine qui soulignait, avec délice, les odeurs de terre mouillée et d’écorce du massif forestier. Je n’ai pas eu la chance de faire une jolie récolte de cèpes mais les spécimens de champignons que j’ai pu croiser offraient des visions féériques.

Au bout d’1H30 (en pédalant doucement),  faites une halte dans le petit village de Saint-Jean-Aux-Bois. Son église abbatiale du 13ème siècle et la salle capitulaire qui la jouxte méritent le détour. Sans compter les adorables maisonnettes et les deux petites tours qui permettent d’y accéder. Pour ma part, j’ai décidé de prolonger la halte par une nuitée bien méritée à l’Auberge A la bonne idée .

Cet ancien Relai constitue une halte coquette et confortable pour se remettre des émois de la forêt. Un restaurant étoilé, un bar avec cheminée et des chambres douillettes… Tout y est, le charme opère ! Pour se restaurer, nous avons opté pour le second (et dernier) établissement de la commune : le restaurant La Fontaine Saint-Jean labellisé Bistrot de Pays. Au menu : terrine de campagne, daube de sanglier, biche et champignons de la forêt.  Des plats du terroir, rustiques et délicieux, confectionnés avec ces légumes dont j’ai pu avoir un aperçu sur le marché de Compiègne qui a lieu tous les samedis matins.

Dimanche, 10h, seconde crevaison. Mon pneu arrière a rendu l’âme pendant la nuit. Décidément ! Après quelques réparations de rigueur, nous revoilà en piste ! Seulement 5 km nous séparent de la ville de Pierrefonds. La voie devient un peu plus escarpée avec de légers dénivelés et de belles descentes à virages contrôlés.

Aujourd’hui, un rayon de soleil baigne la forêt du petit Poucet et le château de Pierrefonds émerge tout doucement de ses brumes… Etalée autour d’un étang, la ville a connu son apogée au XIXème siècle alors qu’elle était une station thermale mondaine grâce à la présence d’eau sulfureuse.

On peut déjeuner au bord de l’étang et même faire une excursion à pédalo ! La place du village animée est surplombée par le château tout droit sorti d’un conte de fées. Impossible de passer à côté de la visite. Démantelé au XVIIème siècle et recréé au XIXème siècle par l’architecte Viollet-le-Duc, il « interprète » et revisite le Moyen-âge dans toute sa splendeur. Le décor tout végétal des vastes pièces, annonce, lui, l’Art Nouveau tandis que les boiseries et sculptures du plafond feront « fureur » 50 ans plus tard.

Un dernier au-revoir à Pierrefonds, mon coup de cœur et clou de la balade, pour reprendre la route vers Compiègne. Savourez les 11 derniers kilomètres de pistes et les couleurs flamboyantes des ramures automnales, savourez la forêt et écoutez les branches craquer. Paris n’est qu’à 65 km de là et pourtant, tout est oublié !

Plus d’infos à l’office de Tourisme de Compiègne au 03 44 40 01 00. Et, si vous n’habitez pas à Paris, vous pouvez organiser votre séjour dans la capitale sur Expedia.fr

Petit retour en arrière en ce dimanche pluvieux ! Fin août,  Giverny. Les capucines dévorent le parterre de l’allée centrale qui mène à la demeure de Monet. Pivoines, roses, pâquerettes, glaieuls et nénuphars célèbrent la fin d’un été tandis que les abeilles butinent ce qui reste de couleurs… Bienvenue dans le Clos Normand de Monet !

C’est ici, à Giverny, que le maître de l’impressionnisme s’installe en 1883. Après avoir arraché quelques arbres, il commence à redessiner entièrement le jardin d’1,5 ha. Petit à petit, massifs de fleurs, arbustes et plantations symétriques se superposent. Les perspectives s’emboîtent et la couleur trouve un sens. Le peintre façonne la nature avant de la peindre ! Fleurs des champs, bulbes et variétés recherchées constituent autant de motifs impressionnistes pour Monet.

Passionné de botanique, il est à l’affût de plants exotiques et de bulbes inconnus ! 10 ans après s’être installé à Giverny, Monet rachète le terrain voisin, de l’autre côté du chemin de fer. En collectionneur d’estampes, il s’inspire des jardins japonais pour créer un lieu d’agrément jonché de roseaux, iris et nénuphars.

Traversé par un petit cours d’eau ; le Ru, le jardin devient la terre d’accueil des pontons, barques  lascives et glycines ingénues. Les fameux nymphéas deviennent son principal sujet d’inspiration. Difficile de les apprivoiser… Puis, un jour, du beau milieu de l’étang bordé de saules pleureurs et de bambous, surgit l’inspiration. L’eau devient miroir et les nénuphars, le reflet.

On peut encore flâner dans ces jardins ouverts jusqu’au 1er novembre et visiter la maison de Monet. Bombardée pendant la seconde guerre mondiale, celle-ci a été reconstituée à l’identique.

Côté jardin, c’est l’anglais James Priest, chef jardinier, qui s’emploie depuis peu à recréer précisément la façon de peindre de Monet. Afin que le visiteur se sente “comme dans un de ses tableaux”. Pari réussi, enchantement garanti. Que peut-on y voir à l’automne ? C’est ici.

La fondation Claude Monet, Ouvert de 9h30 à 18h. 84, rue Claude Monet 27620 Giverny

Le Wanderlust… Ce nouveau rendez-vous très parisien branché des bords de Seine fait couler beaucoup d’encre depuis le début de l’été. Notamment grâce à son Brunch Bazar qui a lieu tous les derniers dimanches du mois.

Rendez-vous pris ce dimanche 26 août au Wanderlust pour un “marché” géant réparti sur 2000 m2 ! Pêle-mêle ; des accessoires de mode, un vide-dressing, des performances, des stands vintage, des ateliers pour enfant, un food market… Bref, la parfaite panoplie d’un dimanche à Paris.

Sur la grande terrasse, des brunchs sont proposés, un DJ assure l’ambiance et l’on peut jouer au badminton, danser, construire des cabanes avec les enfants. Le Wanderlust, c’est un peu une salle de jeu à ciel ouvert construite dans d’anciens docks, au sein de la cité de la mode et du design.

J’ai aimé : arpenter les docks, découvrir l’exposition Cristóbal Balenciaga, collectionneur de modes” qui a lieu jusqu’au 7 octobre et me faufiler dans les escaliers vert fluo, vert anis ou vert-tendre (comme vous voulez), sorte de boyaux que l’on aperçoit depuis la Seine, sur les bateaux-mouches.

Mais, j’avoue que j’ai trouvé ce “gros paquebot” un peu triste ! La musique en boucle, un jour de ciel gris, les franges parisiennes monotones, les ongles fluo et la Ray-Ban en plastoc… Non merci ! Dommage, car l’endroit est hétéroclite et les expos originales.

Malgré tout, et pour clore ce billet sur une note positive,  j’ai hâte de tester avec vous le brunch bazar découvert au Comptoir Général, il y a deux ans. (ici) Un bain de foule et d’idées… Le tout, dans une ambiance familiale et bon enfant. Courez-y !

WANDERLUST, 32, quai d’Austerlitz 75013 Entrée du Brunch Bazar : 5 euros/ 3 euros pour les étudiants et gratuit pour les moins de 12 ans

… Et le garder ! Avis aux célibataires ou aux sceptiques de l’amour. Sarah Péb’, une comédienne vibrante d’humour et d’énergie délivre LES 7 conseils pour en finir avec la “loose”. Un one woman show pétillant et pétri d’anecdotes vécues, pour la plupart d’entre nous, que l’on déguste à la manière d’un pot de nutella…

Consignés dans un grand cahier magique, les 7 conseils défilent et rythment la pièce d’un coup de baguette magique. De l’art et la manière d’interpréter un SMS, des 1001 façons d’être chiante sans se faire larguer… Sarah avoue beaucoup d’échecs et quelques conseils ratés ! Mais confidente et bonne copine, rivale ou gamine, elle s’approprie avec brio tous les registres de la trentenaire en quête du mec parfait.

Chaque conseil, déclamé comme une incantation mystique, est le prétexte à toute une séries d’anecdotes poîlantes et acidulées.

A découvrir d’urgence, tous les mardis à 20h et jusqu’au 26 juin dans la petite salle confidentielle du Théâtre Le Bout, 6, rue Frochot 75009 métro Pigalle. Réservations sur le site du théâtre. Places à partir de 10 €. Également en vente sur le site Billet réduc