Culture

Des bons plans sur le bout des doigts !

Un dimanche de hasard et de soleil de mai, je me suis égarée rue Dénoyez… Enfin, “égarée”, disons que j’avais été guidée vers ce coin de Belleville par une amie très persuasive. Cette rue, qui étale ses pavés boiteux de la Belleville chinoise à la Belleville juive-tunisienne, est un véritable musée à ciel ouvert !

Paradis des graffeurs, destination des flâneurs, la rue Dénoyez doit son nom à une vieille Taverne qui, en 1830, accueillait bals et autres réjouissances promises par ce vieux quartier populaire. A deux pas du métro Belleville, l’œil est attiré par cette orgie de couleurs et de lumières qui électrisent chaque angle de mur. Chaque jour, un graffiti laisse place à un autre dans une exposition vivante et éphémère. Bombes, pots de peinture et chiffons disséminés ça et là, jonchent les pavés.

Calligraphie façon Art Nouveau, 3D, lettrage en aplat… Chacun son style, l’art éphémère n’attend pas. Look hip-hop de mise, les artistes réalisent leurs performances en live sur les murs ou les exposent dans les galeries de la rue Dénoyez. Parfois, on ne sait pas vraiment lequel de ces deux spectacles est le plus amusant… Celui des touristes effarés et empressés à dégainer leur numérique plein de pixels ou celui des artistes concentrés et prolifiques…

Couplé avec les 2 autres spots parisiens : La Forge et l’Ermitage, le site rappelle, à chaque coup d’œil, que Paris est une somme de toiles, parfois des “croûtes”, à ciel ouvert. Un musée vibrant où le street art règne en maître. Dans ce milieu urbain si souvent ignoré des passants, qu’il est plaisant, un dimanche, de voir la vie autrement qu’en noir et gris.

Autre initiative de la rue Dénoyez : la végétalisation participative ! Figurez-vous que les habitants du quartier se retrouvent tous les week-ends pour créer de gros pots de fleurs en mosaïques. Réparties ça et là, le long des trottoirs, ces œuvres d’art fleurent bon le hasard et l’inspiration. A l’intérieur se multiplient plants de verveine, géranium et lys dans un mix très cosmopolite. Arrêtez-vous, contemplez-les. Chaque détail vaut son pesant d’or et l’on se retrouve à rêvasser de jardins verdoyants et de terrasses ensoleillées. En été, cap sur la rue Dénoyez !


Bonne nouvelle ! Le vendredi 17 juin démarre le Festival Jazz-Musette des Puces de St-Ouen. Jusqu’au 20 juin inclus, Thomas Dutronc et toute sa troupe vous invitent à déambuler au rythme des accordéons, des guitares et de la gouaille dans un métissage de blues, de jazz et de chanson française.

A l’occasion de l’ “avant-première”, j’ai eu la chance de pouvoir chiper quelques adresses à la chanteuse ZAZ,  de sonder l’opacité des lunettes de Thomas Dutronc (dans un tête-à-tête brûlant) et de faire connaissance avec Norig, jeune espoir de l’année. Interviews.

Tout commence avec Thomas. Après m’être faufilée sur le devant de la scène dans un méli-mélo de coups de coudes, je réussis à l’accoster. Le jeune prodige garde ses lunettes noires fermement vissées sur le nez (je déteste ça !). Et quand on lui demande ce qu’il fait de ses week-ends à Paris, je perçois le chuchotement perçant d’un battement de cil intense derrière l’opacité des verres. Thomas Dutronc m”indique sans hésiter un café-restaurant-bar-à-jazz, situé en plein cœur du quartier de la Mouzaïa : Aux petits joueurs. Cuisine de grand-mère et jeunes groupes  de jazz manouche se relaient dans le lieu aux allures campagnardes. Le reste de son temps, il le passerait aux Puces de Saint-Ouen (mouais).

Au tour de ZAZ de me parler de ses dimanches à Paris… Pétillante, pleine de grâce et de gouaille, ZAZ s’excuse de dormir une bonne partie du dimanche. “Je rentre souvent de concert au milieu de la nuit, le dimanche je récupère”. Après une journée cocooning, notre chanteuse préférée émerge vers 18h-19h. Direction ? Son restaurant africain préféré, le Jambo (23, rue Sainte Marthe, 75010), le premier resto rwandais de la capitale.

Pa pa la pa pa pa pa la !

Enfin, voici Norig, la révélation et l’espoir du festival 2011. Avec sa voix chaude et sensuelle, elle revisite le répertoire Manouche, distille ses bons plans et me parle de ses groupes préférés avec un large sourire ! Le dimanche, la belle Norig aime se perdre dans les allées du cimetière de Montparnasse ou flâner sous les platanes du parc Montsouris. Une fois sa promenade terminée, cap sur les puces de Montreuil pour faire le plein de : chapeaux, robes vintages et foulards tziganes qu’elle essaie en écoutant la musique malienne de Toumani Diabate ou celle de Dan Dragich (“il me fait systématique pleurer“, me confie-t-elle).

Merci à tous les artistes du Festival pour leur témoignage et rendez-vous du 17 au 20 juin, dans les Puces de St Ouen !

La semaine dernière j’ai eu l’occasion d’assister à un microshow offert par le chanteur OURS aux prêteurs d’un site de micro-crédit solidaire : MicroWorld. Le concert a eu lieu sur la très privée terrasse+mezzanine du Palais de Tokyo à la vue imprenable (ce qui explique la présence de la tour Eiffel…). Du coup, j’ai eu envie de vous présenter le micro-crédit et ce site parce que je trouve que c’est une initiative sympa et un petit geste que l’on peut faire le dimanche en quelques clics et entre 2 croissants.

> MicroWorld  ? C’est une plateforme de microcrédit en ligne où les internautes prêtent de l’argent à des microentrepreneurs partout dans le monde afin qu’ils puissent financer leurs projets. Comment ça marche ? Sur le site, vous pouvez choisir un projet à financer (commerce, agriculture, production d’huile d’olive) à travers 4 pays : Pérou, Cambodge, Sénégal et Liban. Une fois le projet sélectionné, vous pouvez prêter de l’argent à partir de 20€ et suivre l’évolution du projet solidaire… Entre 6 à 18 mois plus tard, vous récupérez 100% de la somme sur laquelle vous avez misé ! Une manière sympa d’apporter sa pierre à l’édifice et de faire un petit geste pour l’humanité, un dimanche entre deux activités.

Pour en savoir plus sur cette plate-forme et pour participer à un microshow grâce à un tirage au sort, rendez-vous sur le site de Microworld !

Bonne nouvelle ! Dans le numéro de juin du Marie Claire qui vient de sortir en kiosques, vous trouverez un joli petit article sur votre blog www.cdimancheaparis.com. Et, c’est Caroline Rochet, la super journaliste des pages parisiennes qui l’a rédigé. Un grand merci à elle et à VOUS TOUS, chers lecteurs du dimanche, pour votre fidélité et votre bonne humeur !

Qui a dit que les puces de Vanves étaient sans intérêt ? Les petites oubliées des marchés des anciens chiffonniers valent le coup d’oeil et la balade du dimanche, dans le 14ème arrondissement. Chaque week end, le seul marché antiquité-brocante intra-muros de Paris accueille près de 400 marchands. Et, c’est sur un air de piano, un dimanche ensoleillé de printemps, que j’ai découvert ce grand déballage de merveilles… Dire qu’il m’a presque fallu un an de vie dans le 14ème arrondissement pour atterir ici ??? Mieux vaut tard que jamais, suivez-moi.

Disposés en V sur les avenues Marc Sangnier et G. Lafenestre, les étals des puces de Vanves ont le panache de ceux des antiquaires des Batignolles et empruntent aux vide-greniers leur joyeux désordre ! Les prix, quant à eux, restent fidèles à cette douce dualité. Certains stands affichent O,50 euros à 5 euros maxi tandis que d’autres préfèrent taire leurs prix. Leur point commun ? Un esprit vintage so bobo…

J’ai craqué pour un jeu de l’oie des années 50, des vieilles planches de bandes dessinées naïves et colorées, des boutons rouges “à la mode de Paris”, des rubans en soie flashy et une chemise de nuit de grand-mère toute blanche (qui fera une robe d’été ravissante). Mais ce n’est pas tout. Chaque stand a sa thématique et les vendeurs soignent la mise en scène dans un esprit broc et friperie qui permet de se projeter avec ses trouvailles dans un futur “chez soi”.

Meubles et objets des 18ème, 19ème, 20ème siècles et période Art déco, argenterie, textiles, phonographes, cartes postales, gravures et médailles… Tout y est. Une habitude de chiffonnier qui a vu le jour au Moyen-Age. On triait déjà chiffons, ferrailles, peaux et hardes avant de les troquer ou de les revendre. Depuis 1860, les marchés aux puces de Paris ont été repoussés aux frontières de la capitale. Et celui de Vanves a fait de la résistance ! Je vous avoue que j’ai eu un véritable coup de foudre pour ce petit fouillis urbain. Bien plus qu’aux puces de Clignancourt où il est impossible de s’offrir autre chose qu’un hot dog ou une paire de converse (imitations). Ici, les notes de musique, la valse des chineurs et la qualité des trésors proposés forment un joli tableau. A ce qu’il paraît, les plus fidèles débarquent à 8h du matin pour dégotter le meilleur des nouveaux arrivages… A vos marques !