Dimanche découverte

Des idées de sorties, de détours et de balades décalées pour un dimanche insolite.

Vite, vite, je me dépêche de vous faire profiter du bon plan ! Vous avez jusqu’à vendredi 12h pour réserver votre visite à la cité universitaire internationale de Paris. Antonin Desprairies, un vrai architecte en chair et en os, vous ouvre les portes de 4 des 40 maisons la si célèbre cité U.

Je vous avais déjà parlé de cet endroit incroyable, en bordure du parc Montsouris… 32 hectares dédiés au étudiants de tous bords, une sorte de terrain vague semé d’édifices multicurels où ça papillonne et ça papote en anglais, portuguais, brésilien… A droite du terrain de foot, ça sent le pain nordique et les blinis dans les paniers de pique-nique tandis qu’à gauche, là, ça termine les restes de couscous et ça mord dans un makrout. La cité universitaire du Parc Montsouris.

Etudiante scandinave, en transit à Paris (je ne suis ni étudiante, ni scandinave)… J’aurais rêvé de vivre dans ce parc idéal, à deux pas de Paris. Mais, aujourd’hui, c’est une visite guidée à travers 4 maisons aux noms très compliqués que je vous propose. Hiérarchisation des informations. Tout d’abord, vous allez faire escale à la Maison du Brésil, un drôle d’édifice mi bétonné, mi coloré signé Le Corbusier et le brésilien Lucio Costa. Puis, cap sur l’une des plus anciennes demeures de la cité : la Fondation Biermans-Lapôtre qui accueille essentiellement des étudiants belges et luxembourgeois. La Fondation Emile et Louise Deutsch de la Meurthe (c’est long, vous êtiez prévenus !!) lui dispute la vedette. Enfin, on s’envole en Asie du Sud-Est, la maison qui incarne, à merveille, la France coloniale de l’époque.

Et toute cette petite balade culturelle débute dimanche 3 avril à 14h30. Dépêchez-vous, les inscriptions sont prises en compte jusqu’au 1er avril à 12h.

Pour réserver, c’est 10 € : 01.40.78.50.06 et valorisationdupatrimoine@ciup.fr

Je n’ai pas grandi à Paris. Je ne connais pas les balades au parc Montsouris à l’heure du goûter, les rollers qui filent sur le bitume ni les spectacles de Guignol un dimanche après-midi. Mais, il n’est jamais trop tard pour faire la connaissance d’un mythe et s’essayer au rire dans la cour des tout petits.

Il fait doux ce dimanche après-midi quand je franchis les grilles du Parc Montsouris. Les magnolias retiennent leurs pétales comme s’ils étaient en apnée tandis que tous les gens réunis ici offrent un panorama de pulls et de débardeurs indécis. Michel-Henri Rank, le propriétaire du théâtre de Guignol donne un dernier coup de balai sur sa devanture alors que j’apprivoise ce tableau bucolique.

Aujourd’hui, on joue la Belle au bois dormant. Michel-Henri m’invite à découvrir la salle et ses coulisses et me raconte… Sa vie de marionnettiste ! Transmis par son père, légué à son fils, son savoir-faire est une histoire de famille. “Je ne suis pas un comédien, je prête ma voix aux marionnettes que j’anime. Je traverse les identités, en quelque sorte”. Chaque spectacle est l’objet d’une création. ” Il faut se réapproprier un conte, le mettre à la portée des enfants et les aider à s’identifier aux histoires qu’ils voient”. Un créateur de décor et un styliste suivent le mouvement. Les personnages prennent vie, la méchante fée carabosse a, elle aussi, une maman et la mort n’est qu’un vilain présage balayé par un baiser “beurk” à souhait.

Un peu timide, je prends place dans la salle sur un strapontin réservé aux grands. Les premiers rangs, réservés aux petits de 1 à 8 ans sont meublés de fauteuils miniatures, véritables imitations de trônes royaux ! ” Les enfants doivent se sentir importants. Installés confortablement, considérés comme de vrais spectateurs, ils seront les adultes amateurs de théâtre, demain”, explique M.H.

C’est dans un brouhaha de froissements de paquets de bonbons, de cris et de rires aigus que résonnent les 3 coups.  Roudoudou salue les enfants et joue les présentateurs. Le silence se fait, les petits assistent médusés à l’arrivée de Guignol et, à ma grande surprise, réagissent. Le spectacle devient un dialogue permanent entre leur incroyable spontanéité et les marionnettes ébouriffées. Chaque rebondissement fait résonner commentaires et interventions enflammées des spectateurs jusqu’à ce que l’histoire se termine… La belle au bois dormant a trouvé son prince charmant, “tout est bien qui finit bien”. Et, en plus, c’est l’heure du goûter !

Allez faire un tour au théâtre des marionnettes du Parc Montsouris, seul ou accompagné, dimanche est une surprise.

Théâtre de Guignol, Les marionnettes du parc Montsouris, près du Lac. Spectacles mercredi et samedi à 16h et 17h, dimanche à 11h, 16h et 17h. Jours fériés à 16h et tous les jours des vacances scolaires. Tél. 01.46.63.08.09 et 06.07.77.85.42

Il y a Paris qui grouille, ses brunchs et ses expos, le métro et les horaires de boulot. Et puis, dans l’ombre, il y a ces édifices enracinés dans le bitume qui se dressent, là sous nos yeux, sans que l’on ne s’émerveille plus de leur présence. J’ai nommé les Invalides, le Grand Palais, le Sacré Coeur, Notre Dame, la Tour Eiffel, le Panthéon… Les ombres d’une photo de vacances, la magie d’une promenade sur les quais.

Alors, ce dimanche, j’ai décidé de vous emmener caresser le fer et interroger la pierre. Revenir aux basiques. Lorsque je questionne mes émotions ou que je m’arrête un instant, ce sont les deux monuments qui me font vibrer, me sentir toute petite face au temps.

La Tour Eiffel a 122 ans. Elle fut construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours. Le temps qu’il faut à une histoire d’amour pour naître et se consumer. A l’origine, elle ne faisait que passer. Déployer son canevas de fer au bord de la Seine puis se faire démonter en mille morceaux comme un jeu de lego. Présompteux. Mais, depuis 1889 elle est toujours là à brasser 7 millions de visiteurs par an et à nous filer des torticolis.

C’est normal, à force de se planter au beau milieu du parvis et de slalomer entre les vendeurs de tourettes qui font “kling kling”, on attrape le tournis. Mais, ce qu’il y a de bien avec la Tour Eiffel, c’est que, sous tous les angles d’où l’on se situe, on croise des yeux le ciel et on brave le fer. Faites le tour, contemplez-la différemment. Même pas obligés de se payer un ticket au prix exhorbitant mais juste être là quelques instants.

Et puis, il y le Panthéon. Celui-là je l’aime bien parce qu’il est en haut de la montagne Sainte-Geneviève. Une montagne ? Enfin, une petite colline… Sur laquelle sont plantées de solides colonnes et un dôme. “Aux grands hommes la patrie reconnaissante”.  Rousseau, Voltaire, Zola, Victor Hugo sont inhumés dans la crypte et je dois avouer qu’une petite promenade six pieds sous terre me fait toujours un peu froid dans le dos. Qu’importe… A l’extérieur, il y a ces colonnes impossibles à joindre des deux mains et le regard qui court le long de la pierre et se referme sur le temps d’un dimanche, à Paris.

Asnières-sur-Seine. Une péniche, Asnières, le clapotis de l’eau, la complicité des mouettes et des poules d’eau… Bienvenue dans le boudoir de Serendipity ! Un drôle de nom pour une péniche, une halte de rêve, l’écume des flots, à deux pas de Paris. Serendipity ? Mais quelle idée ! Ce mot anglais, qui n’a aucune équivalence en français, signifie tout simplement : ” Avoir le don magique de faire des découvertes heureuses”… Une traduction qui résonne comme un sortilège, un sort heureux jeté par Mickaël et Marie, deux bretons au pied marin qui ont mis le cap Port Van Gogh, sur la Seine.

La péniche de 220m², toute de noir laquée et qui date de 1930, se dresse fièrement au bout d’un petit ponton sur lequel flotte une odeur de retour de pêche et de grandes vacances à Dinard (oui, j’ai des goûts caviardeux ces derniers temps). Là, aux pieds de l’escalier, se dresse l’immense pièce principale claire, douce et parfumée… Le parquet à lames de pin blanchies s’échoue sur les draps en lin brodés par la grand-mère de Marie qui s’accrochent aux mutliples fenêtres du bateau… Partout, des objets chinés, du bois et de la luminosité et une douceur de vivre, palpable et instantanée.

Le sortilège agit, l’harmonie se diffuse et tout parait superflu… Paris s’échoue. C’est ici que nos deux bretons ont élu domicile et que Marie nous accueille dans l’une de ses 3 chambres d’hôtes où chaque détail compte, jusqu’aux surprises acidulées qu’elle dispose sur les édredons.

La “Chambre des rêves par milliers” aux couleurs sombres et apaisantes, donne l’impression de flotter sur l’eau dès que l’on passe un oeil à travers les hublots. Le sol en béton, la vieille balance dispersent un bagout loft sur le lieu tandis que la coiffeuse, transformée en meuble de salle de bain grâce à une vasque, invite au romantisme de jeune fille…

Parce qu’il faut l’avouer, ça vous tenterait bien d’embarquer sur la péniche de Marie pour une nuit ! De prendre un bain moussant sur l’eau et de vous régaler d’un petit déj’ fait maison. Brioche, scones, pain aux raisins, confiture, compote pour commencer un dimanche en beauté, à l’intérieur ou, aux beaux jours, sur la terrasse du bateau. Pour une ou mille nuits et parce que faire des découvertes heureuses est un don magique, dites SERENDIPITY.

Le Boudoir de Serendipity. Chambres de 135€ à 185€. Port Van Gogh, quai Aulagnier 92600 Asnières-sur-Seine. Réservations au 06.24.36.30.36


Crédits photos : Cyril Maunier, tous droits réservés

Comme un conte de fées, un jour de fête. Et si cela m’arrivait à moi aussi  ? C’est en m’engouffrant dans le passage secret du rocher de la sorcière, entre l’Avenue Junot et la rue Lepic, sur le flanc de la butte, que je me suis posé la question.

Et si c’était moi qu’il prenait par la main et guidait, les « yeux fermés-petit-sautillement-de-mise », vers ce portail noir, dernier vigile, ultime bouclier avant l’éblouissement de… l’Hôtel Particulier ?

Crédit : Cyril Maunier

Bienvenue dans cette belle maison blanche de style directoire, un bastion secret, véritable petite folie. Pour une nuit, un verre ou  l’après-midi, on serait juste lui et moi, dans cet univers à l’ambiance feutrée noyé dans la verdure d’un petit jardin, à l’abri de Paris, en diagonale de nos vies…

La demeure, ayant appartenu un temps à la famille Hermès, est en réalité un hôtel particulier, une adresse comme on les aime, dans un petit écrin de paix au cœur de l’un des quartiers les plus sympas de Paris.

On pénètre dans l’ensemble par un joli salon cosy flanqué de gros fauteuils confortables, d’un bar cuivré et d’un piano pour les soirs d’inspiration musicale. L’ambiance de flanelle tamisée d’un verre du dimanche soir et le design signé Morgane Rousseau accentuent l’impression de vivre un moment très très privé, intime et poudré.

5 suites se partagent les murs de l’Hôtel Particulier Montmartre ! Et, comme on ne badine pas avec le confort, suivez-moi directement au dernier étage, direction la suite de luxe de l’hôtel, d’environ 80 m². Ce nid d’amour majestueusement perché sous les toits est accessible par un escalier privé en colimaçon.

Sans tape à l’œil, disons que la première impression est : « subjugation ». La suite se compose d’un grand lit recouvert d’une jetée façon vison, prolongé par un petit salon orienté vers une cheminée qui crépite (pour de vrai). Dans un coin, trône la baignoire, majestueuse, telle un meuble Napoléon III.

Une grande verrière encadrée de rideaux et de tissus en cachemire, surplombe une table et offre un délicieux panorama sur Paris… On dit qu’un écrivain y a laissé sa plume.

Un second lit et une salle de bain parachèvent ce sentiment d’espace et de confort.  Savant mélange de style vintage et contemporain, la collection de chiens robots disposés dans le fond de la chambre et les deux grands portraits acidulés de jeunes femmes viennent briser toute tentative d’ostentation.

Et si l’on prenait un bain ? « A deux pas » des beaux jours, optez pour la suite végétale de 35m². Vous avez l’impression de flotter dans un jardin suspendu et fleuri ? Normal. La chambre à la tapisserie luxuriante donne sur un amour de salle de bain ouverte elle-même (par deux fenêtres) sur le jardin et un terrain de pétanque datant du début du siècle. Les murs vert pomme et la baignoire façon jacuzzi… C’est le pied !

Quoique vous décidiez, laissez-vous aller à prendre possession du lieu en solo ou avec votre amoureux(se)… L’abandon est singulier et la situation exceptionnelle de la maison marque, à elle seule, une parenthèse. De passage un dimanche après-midi, visitez la terrasse dans le jardin, petite bonbonnière du 19ème siècle. Un dimanche soir ? Trinquez au champagne dans le salon du rez-de-chaussée aux miroirs anciens et à l’air de dire « Ne pas déranger ».

Et, si vous n’avez pas le temps de poser vos valises plusieurs jours, optez pour un après-midi coquin !

Offre Cdimancheàparis

De 15h à 18h, selon les disponibilités, profitez de l’OFFRE EXCLUSIVE « C’est dimanche à Paris ». Exceptionnellement, lecteurs et compagnons de promenade, bénéficiez de 3 heures consécutives rien que pour vous, dans l’une des 5 suites de l’établissement ainsi que d’une coupe de champagne et d’une assiette de foie gras ou de saumon au choix… L’après-midi s’étire et dimanche flirte avec la nuit… On reste dis ?

Offre  spéciale  « C’est dimanche à Paris » :
“LES 3 HEURES DE MARIVAUDAGE”
A l’Hôtel Particulier Montmartre
350 euros
Une suite avec champagne et assiette fine.

En dehors de cette offre, vous pouvez également réserver pour l’apéritif, la nuitée ou le thé, au : 01.53.41.81.40

Crédits photos : Cyril Maunier, tous droits réservés

Hôtel Particulier de Montmartre