Tchin’

Un sucre dans ton café ?

La dénommée Caroline, cave vagabonde, vient d’accoster à deux pas du bassin de la Villette au-delà du passage de Crimée. A son bord, plus d’une trentaine de références de vins de l’Yonne dont elle s’approvisionne régulièrement par voie fluviale depuis la Bourgogne. Les capitaines et cavistes au pied marin, Elio et Martin, ont largué les amarres en mars 2011. Depuis, ils naviguent avec leur cargaison de vins naturels (ou non) et millésimés sur les voies fluviales dans un va-et-vient constant entre les Yvelines, la Seine-et-Marne et Paris via les écluses du canal St-Martin (tous les 15 jours).

La jolie péniche de 14,90 m, construite en 2009 sur l’idée du vigneron chablisien Philippe Testut, est repérable de loin ! Une rangée de fûts de chêne s’est installée sur le pont et cohabite avec un couple de vélos dans une ambiance très champêtre surmontée de lampions. Rien à voir avec l’un de ces nouveaux-concepts-bobos-parisiens aussi éphémères que futiles. La péniche Caroline, elle, a mis le cap sur l’authenticité. Elle fonctionne sur le modèle d’un caviste à domicile, sorte de petit commerce flottant qui viendrait s’installer à deux pas de chez vous sur la Seine…

Amateurs de vins ou curieux en vadrouille sur le quai, bienvenue à bord ! Une salle de vente, sorte de caveau de dégustation boisé, vous accueille sur les flots pour des sessions improvisées au grès des sélections d’Elio. Petit Chablis, Côtes d’Auxerre, Irancy, Coulanges-la-Vineuse, Chitry… et quelques grands crus de Bourgogne sont représentés. Des appellations parfois méconnues qui invitent à découvrir cette région de vins prestigieux sous l’angle de la simplicité. Il faut compter en moyenne 10 à 15 € pour une bouteille dont la majeure partie est produite dans le respect des règles de l’agriculture biologique ou de la biodynamie. Des pépites rares et des étoiles montantes que les cavistes conservent dans une cave à toute épreuve.

En effet, les cartons sont stockés dans une cabine protégée de la lumière et l’eau du fleuve remplit la fonction de régulateur thermique. Résultat : les bouteilles vieillissent bien, très bien et encore mieux que sur la terre ferme.

Ecolos dans l’âme, nos deux sympathiques cavistes souhaiteraient démocratiser ce type de commerce de petites marchandises et revitaliser l’âme du transport fluvial. Pour le moment, ils n’acheminent que des vins de Bourgogne (à l’exception d’un Gaillac) mais souhaiteraient s’approvisionner dans le Val de Loire et développer, pourquoi pas, un réseau de “Caroline” sur les fleuves français ou organiser des relais avec d’autres cavistes flottants. “De nombreux vignobles bordent les fleuves de France”, précise Elio. Pratique pour la péniche ! Leur bateau navigue avec du bio-gasoil et ils envisagent d’y installer une climatisation qui fonctionnerait avec l’eau de la rivière… Et au cours de ses voyages, il n’est pas rare que la cave vagabonde accoste bord à bord avec une péniche-logement pour l’approvisionner en vins.

Moralité : allez vite rencontrer cette joyeuse équipe ! Ils ne sont pas avares en anecdotes et transmettent, avec passion, le goût de la navigation et celui des vins de l’Yonne. Ils sont actuellement amarrés quai de l’oise (19e) à deux pas du pont Levant de Crimée et ce jusqu’à mardi. Ce dimanche, ils seront ouverts aux mêmes horaires que ceux du petit marché, juste en face, à partir de 9h et toute la journée. Youpi !!!!

Vous pouvez également vous abonner à leur newsletter et suivre leurs prochaines haltes sur le site http://www.lacavevagabonde.com/

Petite trouvaille du dimanche : un magasin tout chou, tellement chou… Qu’on n’y trouve que des choux à la crème décadents et archi-graphiques ! Je connaissais déjà le bar à mozza du coin ou moults cupcakes stores à se damner, mais là, chez Popelini, j’ai été bluffée.

Exit cupcakes et macarons adorés, cap sur un basique revisité : le mini-chou à la crème pâtissière. Ouverte depuis avril, la boutique a de quoi séduire les fashionistas de la gourmandise… Une déco very girly aux touches très “nespresso” et une vitrine toujours bien fournie où se précipitent, en rang d’oignon, un bataillon de rondeurs colorées.

Lauren Koumetz, la créatrice de ce champ de chou, a baptisé sa petite merveille du nom de l’inventeur de la pâte à chou au XVIème siècle ! Et pour le coup, le prodige a pris un sacré coup de jeune grâce au talent de l’ex pâtissière de Ladurée, Alice Barday, qui a mis au point les recettes de crème des neufs parfums de choux qui se relaient chaque jour dans la vitrine. Praliné, chocolat, caramel au beurre salé, framboise-rose, vanille… Au choix !

Et, pour les aficionados du changement, deux choux de compét’ sont proposés en supplément de la collection. Le chou éphémère : chaque semaine une création est élaborée selon l’inspiration. Baileys, tiramisu, thé earl grey…

Et, ce n’est pas tout, soyons choux ! Tous les jours, un chou différent fait son show. J’ai eu la chance de déguster un chou à la crème de rose, confit de framboise, brunoise de litchi et framboises fraîches… Sorte de religieuse aérienne et veloutée. Mention spéciale pour la pâte à chou qui n’est ni mollassonne, ni sèche… Parfaite ! Espèrons que vous vous laisserez tenter par un assortiment de 6, 12 ou 18 choux présentés dans des écrins chics ou une pièce montée spéciale weeding day.

Popelini, 29, rue Debelleyme 75003. Tel. 01 44 61 31 44


Le mois de juin a à peine commencé et l’idée d’un pique-nique s’impose comme une évidence bucolique. Excellente nouvelle ! Cette année, dites STOP aux casse-croûtes improvisés, place aux pique-niques chics. S’il-vous plait.

Tous les samedis et dimanches du mois de juin, 58 établissements Relais & Châteaux vous accueillent pour des Déjeuners sur l’herbe, dans leurs parcs ou sur leurs superbes terrasses ombragées.

Qu’est-ce qu’on mange ? Sur réservation,un panier concocté par le chef de l’établissement sélectionné vous sera attribué. A l’intérieur, découvrez un large éventail de produits du terroir, champagne Pommery… Le tout accompagné d’une jolie nappe et de l’attirail indispensable à un déjeuner champêtre. Classe !
Voilà, vous avez enfin trouvé une solution au casse-tête du pique-nique du week end !

Car personnellement (je dois l’avouer), lorsque j’organise un pique-nique, la dégustation est toujours un peu… Approximative. Je m’explique : on se passe un coup de fil à l’improviste et on dégaine de ses fonds de placards de quoi concocter un cake un peu blafard. Et puis, il y a les chips (attrapés à la volée au supermarché du coin), les tomates-cerises (que j’oublie à chaque fois de laver !)… Avec un peu de chance, les fraises ne finissent pas en bouillie et le rosé reste timidement frais. Alors, je dis OUI aux déjeuners sur l’herbe des Relais & Châteaux juste pour crâner chic, déguster « savoureux » et profiter d’un cadre somptueux à moins de 30 minutes de chez soi.

Tiens, ça tombe bien d’ailleurs ! L’Hôtel Daniel situé dans le VIIIe arrondissement de Paris, vous accueille sur sa terrasse à 360° le temps d’un pique-nique autour des produits d’IDF : brie de Meaux, jambon de Paris, crudités et champignons, macarons Ladurée…

Et si vous voulez prendre l’air et pique-niquer au vert (dans toute la France ou à proximité de Paris), rendez-vous sur le site des Relais & Châteaux pour choisir votre destination.

Les paniers des déjeuners sur l’herbe des Relais & châteaux : 40€ par personne. Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.

>Vite ! Pour remporter un panier repas pour 2 personnes rendez-vous sur la page fan facebook consacrée à l’événement et tentez votre chance !

Non, non, je vous assure, je n’ai pas rêvé ! La célèbre pâtisserie MEERT, mythique à Lille, vient d’offrir au quartier du Marais sa première boutique à Paris. Tous les puristes de la gastronomie nordique seront d’accord avec moi. La gaufre MEERT est à Lille ce que le macaron Ladurée est à Paris : une madeleine de Proust, délicate et addictive.

Quand j’ai aperçu cette jolie bonbonnière boisée planquée dans un coin tranquille du 3ème arrondissement, je me suis dit que (aïe, aïe, aïe) les dimanches à Paris allaient désormais avoir un goût de vanille… Cette gaufre fourrée à la vanille de Madagascar, marque de fabrique du vieux Lille, existe depuis 1849 et fait toujours le même tabac. Sa recette secrète et son sceau garantissent l’extase à chaque bouchée.

Sa pâte, légère et souple enferme un fourrage vanillé, parfois composé d’une pâte de spéculoos, selon les saisons. Quand j’étais petite, je me souviens que mes parents les stockaient au frigo pour qu’elles conservent un peu de tenue en bouche . Interdiction de mordre dans la gaufre de l’autre et pourtant, quelle tentation lorsque le paquet de 6 ou de 12 était soudain vide… Mais, ce n’est pas tout. Je disais donc que cette bonbonnière abrite également guimauves, délices chocolatés et pâtes de fruits…

Légèrement éclipsés par le règne de la gaufre, ils n’en demeurent pas moins indignes d’intérêt gustatif. Perso, j’avoue un faible pour les guimauves de toutes les couleurs qui ornent la vitrine. Idem pour la pain d’épices et mention spéciale pour le chocolat au lait à la coupe.

Je ne sais pas si vous êtes déjà allés faire un tour dans la boutique-mère, rue Esquermoise, à Lille mais rien que pour cela je prendrai bien le TGV. C’est la plus ancienne pâtisserie-confiserie de Lille fondée en 1761… La déco date de 1839 et donne l’impression de contempler des œuvres pâtissières exposées dans un incroyable musée.

En tout cas, je vous conseille (je vous oblige même) à découvrir la boutique MEERT à Paris, d’autant plus que le parfum des gaufres vendues pour la fête des mères sera dévoilé samedi !

2,30€ la gaufre à l’unité. MEERT, 16, rue Elzévir 75003. Tél. 01.49.96.56.94


Bonjour à tous ! Aujourd’hui, rendez-vous à Cannes, sur le red carpet de la Jetset et sous le soleil exactement… Comme chaque année, la croisette fait son show et nous…On lit Gala ! Alors, cette fois-ci j’ai décidé de prendre un billet d’avion direction Cannes pour faire du lèche-vitrine rayon glam’ , flashs, beaux gosses en noeud pap’ griffé et bijoux Cartier portés par les stars !

Et pour l’occasion, j’ai eu la chance de goûter à la primeur afterwork de la Terrazza Martini installée dans son décorum de toiles blanches, coussins rouges et sable fin… Au programme : cocktails à se damner, concerts et people à la une devant quelques couchers de soleil dignes des grands soirs d’été.

Bien sûr, on y va après la quotidienne montée des marches (passage obligé) qui a lieu tous les jours sur les coups de 19h… Ce soir-là : Belmondo, le magnifique, au bras de sa belle Barbara Gandolfi. Rafale de flashs et crampes aux mollets de mise (à force de me hisser sur mes talons comme une groupie en furie)… Difficile de l’apercevoir autrement que par grand écran interposé. Puis, tandis que Brad Pitt vissait avec brio ses lunettes de soleil sur son nez dans sa suite du Carlton, qu’Angelina Jolie se cassait un ongle et que Jodie Foster se tartinait d’après-soleil sur un yacht quelque part dans la baie de Cannes, je me frayais un chemin sur la croisette…

… Pour  : me sentir toute petite devant les grandes tiges blondes platine de 2m80 de haut, essayer de reconnaître une allure-un-style-un-nom et voir défiler les voitures officielles aux vitres teintées. Maigre butin, drôle d’atmosphère mi-cirque, mi-paillettes.

Mais heureusement, sur la superbe Terrazza Martini, il se passait des trucs parce-que j’ai pu photographier le grand couturier Paul Smith (lui aussi habillé d’une belle créature blonde !!) avant de repartir, mon butin sur ma carte mémoire… et l’impression qu’au final, il se passe plus de choses sur les papiers glacés des magazines parisiens qu’à Cannes! Mais, une petite gorgée de fashion-mascarade, ça fait pas de mal, non ? Vivement dimanche à Paris !