Mode

Au top mon style ?

1 heure. 60 minutes. 3600 secondes. Pas une de plus. C’est le temps qu’il nous a fallu pour nous retrouver au Parc naturel du Vexin. Le temps que je me suis donné pour dire Ouf ! Bye Bye Paris et à demain !

Le Val d’Oise, les Yvelines… Dépaysant ? Pfffff. Et bien figurez-vous que mes a prioris “d’apprentie-aspirante-bucolique” en ont pris un sacré coup ! Oui, au Nord-Ouest de Paris et en si peu de temps, on peut presque danser la samba, manger des pâquerettes et faire bronzette au bord d’un lac, un de ceux dans lequel il est  possible de se baigner sans attraper un herpès.

La balade commence à la Roche-Guyon, un adorable village semé de roses trémières et bardé de maisons à colombages. La première impression persiste et signe, on ne peut pas ignorer le charme de cet amour de village lové dans l’une des boucles de la Seine. Il fait d’ailleurs partie de l’association “Les plus beaux villages de France“. Et Toc !

L’occasion rêvée, pour nous, d’essayer enfin cet appareil photo Diana acheté cet hiver chez Artazart dont je vous avais parlé ici. Pourquoi ? Parce-qu’il permet de réaliser des photos étranges, irréelles, inquiétantes… Et donne le pouvoir de fissurer la naïveté d’un cliché, de donner des engelures aux cadrages les plus parfaits. La Roche-Guyon possédait la faille idéale. Son château réhaussé d’un donjon médiéval.

Perché sur l’une des falaises de calcaire qui jalonnent les coteaux des bords de Seine, ce donjon est relié, par un passage souterrain, au grand château adossé à la craie en contre-bas. La visite vaut le détour, rien à voir avec un château lambda. Bienvenue dans un dédale de raccourcis, d’antichambres et de cabinets de curiosités.

D’abord poste d’observation des visiteurs en provenance de la Seine, le château est ensuite devenu forteresse, demeure seigneuriale puis QG nazi pendant la seconde guerre mondiale. Les cris de torture, les larmes et le sang versé résonnent encore ici, j’en ai presque eu des frissons en pénétrant dans les différentes salles. Une impression accentuée par cet immense escalier souterrain taillé dans la craie et qui rejoint le plateau où se dresse le donjon. L’ascension est raide et troglodytique, à la manière des maisons de la région. Quelle aventure ! Vertige, émotions, retour dans le passé… Tout cela a mérité une bonne nuit de repos dans un havre de paix, une adresse sécrète arrachée à l’été.

Nous avons fait un break dans le charmant petit hôtel-restaurantLes Bords de Seine“, qui longe, comme son nom l’indique, la Seine et lèche l’immense potager du château.

La terrasse au bord de l’eau, les volets bleus et le bruit des péniches sur l’eau… Tout y est !  Quelle tristesse de devoir s’arracher à cet exil de sérénité. C’est pouquoi nous avons prolongé l’escapade les pieds dans l’eau, du côté de la base de loisirs de Moisson-Mousseaux, à une dizaine de kilomètres de là. Et là, miracle, une plage de sable fin et une zone de baignade, non pas dans la Seine, mais dans un lac artificiel. J’ai fait quelques brasses, presque mis la tête sous l’eau (faut pas pousser, ça sent la vase) et hop’ le week end était terminé !

Un conseil : lorsque les parcs et squares parisiens ne suffisent plus, filez sur les bords de Seine, mettez-vous au vert. C’est aussi simple qu’un Dimanche à Paris !

 

Hélas, les transats de Paris-plages n’ont pas encore envahi la rive droite de la Seine et le sable fin n’est pas encore de la partie, à Paris ! Mais moi, j’ai décidé de ne pas me laisser abattre ce dimanche. Pour patienter jusqu’au 20 juillet, j’ai enfilé mon maillot de bain, vissé mon chapeau de paille sur ma tête et j’ai tracé la route jusqu’au Touquet… Paris plage, à 2h30 de route de Paris.

Halte aux idées reçues, le Touquet n’est pas qu’une station dorée, un golden Deauville au Pas-de-Calais. Rien à voir. Il suffit de franchir la barre d’immeubles du front de mer et de s’engouffrer dans les ruelles pour se sentir vraiment chez soi. Une vingtaine de maisonnettes (parmi les centaines que recense la ville), à l’architecture rococo et aux toitures rouges se partagent l’inscription aux “Monuments Historiques“. Regardez tout autour de vous ! Des p’tites tourelles, des volets verts et ça et là, des adjectifs et des prénoms car oui, chaque maison a son nom. Pour apprécier la balade, je vous conseille le vélo… De quoi tourner des pages et des pages de coins de rues et d’impasses, à coup de pédales contre les courants d’air du Pas-de-Calais.

Impossible donc, de ne pas faire escale au Marché en demie-lune, qui regorge de bons produits du terroir ! La ratte du Touquet, vous connaissez ? C’est cette pomme de terre minuscule et partiellement recouverte d’un mélange de sable et de terre. On la mange avec sa peau et une noisette de beurre salé… Miam ! Mais, concentration, si on passe un dimanche au Touquet c’est aussi pour se régaler de poissons et de fruits de mer bien iodés, non ? Cap sur la criée du marché. En ce moment, c’est la saison des bars et des turbots, ces gros poissons blancs, à la chair fine et parfumée.

Bulots, crevettes grises, homards et langoustines sans compter les huîtres, impossible de se serrer la ceinture devant cette débauche marine…

Pour digérer et sentir le sable filer sur les chevilles, il faut aller marcher sur la plage “opale”… La mer monte et descend, et avec elle les rayons de soleil et les caprices du vent. Chaque marée rassemble pêcheurs et enfants. Dans le ciel, c’est un ballet de cerfs-volants et la vue trépasse là où l’horizon s’efface, loin, loin… Puis il y a les dunes et les oyats qui fixent le sable, le souffle du vent dans les drisses des bateaux et toujours, la liberté, à perte de vue !

Vite, ce dimanche on file au Touquet !

Plus d’infos sur le Touquet ? Rendez-vous sur le site de l’office tourisme

Vous ne savez pas quoi faire ce dimanche ? Sans hésiter une seconde, direction Chantilly, à seulement 24 minutes de train depuis la Gare du Nord, pour la plus féérique des journées.

C’est au coeur d’un vaste domaine de 7800 hectares que se dresse le délicat et raffiné Château de Chantilly et sa collection de parcs et jardins à se damner…

La vision est inoubliable, le moment figé  !

C’est à la famille des Condé et notamment au Grand Condé, alias Louis II de Bourbon-Condé, que l’on doit la splendeur de Chantilly. C’est lui, en effet, qui confia à André Le Nôtre, le futur jardinier de Versailles, l’élaboration des jardins et moult parterres qui bordent l’ensemble…

A la fin du XVIIème siècle, Chantilly devint alors un lieu de fêtes où se sont cotoyés successivement La Fontaine, La Bruyère, Bossuet et Madame de La Fayette.

D’incroyables feux d’artifices étaient donnés dans le jardin à la française chaque année…

Promenez-vous dans le jardin anglais, qui date du XIXème siècle, flânez au bord du lac des Cygnes ou pique-niquez dans l’herbe haute : c’est permis !

Ensuite, cap sur le jardin Anglo-Chinois avec ses adorables petits canaux et son hameau. Construit en 1774, le hameau est composé de 5 maisonnettes rustiques avec leurs toits en chaume et leurs murs à colombages. Marie-Antoinette venait souvent par ici… Elle s’est d’ailleurs inspirée de ce lieu unique pour son Trianon à Versailles.

Aujourd’hui, on s’attable dans le petit salon de thé pour déguster une scandaleuse tarte aux fraises et à la crème chantilly !

La recette ? On l’a dénichée pour vous, EN EXCLUSIVITE :

> Mélangez 50 cl de crème crue très froide dans une jatte refroidie au réfrigérateur.

Ajoutez 20g de sucre vanillé et 20g de sucre glace. Battez le tout au fouet (avec toute votre énergie) jusqu’à obtenir une crème aux vagues épaisses et irrésistibles.

Alors conquis ?

Plus d’infos sur le Château de Chantilly et ses jardins sur www.chateaudechantilly.com