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Au top mon style ?

Asnières-sur-Seine. Une péniche, Asnières, le clapotis de l’eau, la complicité des mouettes et des poules d’eau… Bienvenue dans le boudoir de Serendipity ! Un drôle de nom pour une péniche, une halte de rêve, l’écume des flots, à deux pas de Paris. Serendipity ? Mais quelle idée ! Ce mot anglais, qui n’a aucune équivalence en français, signifie tout simplement : ” Avoir le don magique de faire des découvertes heureuses”… Une traduction qui résonne comme un sortilège, un sort heureux jeté par Mickaël et Marie, deux bretons au pied marin qui ont mis le cap Port Van Gogh, sur la Seine.

La péniche de 220m², toute de noir laquée et qui date de 1930, se dresse fièrement au bout d’un petit ponton sur lequel flotte une odeur de retour de pêche et de grandes vacances à Dinard (oui, j’ai des goûts caviardeux ces derniers temps). Là, aux pieds de l’escalier, se dresse l’immense pièce principale claire, douce et parfumée… Le parquet à lames de pin blanchies s’échoue sur les draps en lin brodés par la grand-mère de Marie qui s’accrochent aux mutliples fenêtres du bateau… Partout, des objets chinés, du bois et de la luminosité et une douceur de vivre, palpable et instantanée.

Le sortilège agit, l’harmonie se diffuse et tout parait superflu… Paris s’échoue. C’est ici que nos deux bretons ont élu domicile et que Marie nous accueille dans l’une de ses 3 chambres d’hôtes où chaque détail compte, jusqu’aux surprises acidulées qu’elle dispose sur les édredons.

La “Chambre des rêves par milliers” aux couleurs sombres et apaisantes, donne l’impression de flotter sur l’eau dès que l’on passe un oeil à travers les hublots. Le sol en béton, la vieille balance dispersent un bagout loft sur le lieu tandis que la coiffeuse, transformée en meuble de salle de bain grâce à une vasque, invite au romantisme de jeune fille…

Parce qu’il faut l’avouer, ça vous tenterait bien d’embarquer sur la péniche de Marie pour une nuit ! De prendre un bain moussant sur l’eau et de vous régaler d’un petit déj’ fait maison. Brioche, scones, pain aux raisins, confiture, compote pour commencer un dimanche en beauté, à l’intérieur ou, aux beaux jours, sur la terrasse du bateau. Pour une ou mille nuits et parce que faire des découvertes heureuses est un don magique, dites SERENDIPITY.

Le Boudoir de Serendipity. Chambres de 135€ à 185€. Port Van Gogh, quai Aulagnier 92600 Asnières-sur-Seine. Réservations au 06.24.36.30.36


Crédits photos : Cyril Maunier, tous droits réservés

Comme un conte de fées, un jour de fête. Et si cela m’arrivait à moi aussi  ? C’est en m’engouffrant dans le passage secret du rocher de la sorcière, entre l’Avenue Junot et la rue Lepic, sur le flanc de la butte, que je me suis posé la question.

Et si c’était moi qu’il prenait par la main et guidait, les « yeux fermés-petit-sautillement-de-mise », vers ce portail noir, dernier vigile, ultime bouclier avant l’éblouissement de… l’Hôtel Particulier ?

Crédit : Cyril Maunier

Bienvenue dans cette belle maison blanche de style directoire, un bastion secret, véritable petite folie. Pour une nuit, un verre ou  l’après-midi, on serait juste lui et moi, dans cet univers à l’ambiance feutrée noyé dans la verdure d’un petit jardin, à l’abri de Paris, en diagonale de nos vies…

La demeure, ayant appartenu un temps à la famille Hermès, est en réalité un hôtel particulier, une adresse comme on les aime, dans un petit écrin de paix au cœur de l’un des quartiers les plus sympas de Paris.

On pénètre dans l’ensemble par un joli salon cosy flanqué de gros fauteuils confortables, d’un bar cuivré et d’un piano pour les soirs d’inspiration musicale. L’ambiance de flanelle tamisée d’un verre du dimanche soir et le design signé Morgane Rousseau accentuent l’impression de vivre un moment très très privé, intime et poudré.

5 suites se partagent les murs de l’Hôtel Particulier Montmartre ! Et, comme on ne badine pas avec le confort, suivez-moi directement au dernier étage, direction la suite de luxe de l’hôtel, d’environ 80 m². Ce nid d’amour majestueusement perché sous les toits est accessible par un escalier privé en colimaçon.

Sans tape à l’œil, disons que la première impression est : « subjugation ». La suite se compose d’un grand lit recouvert d’une jetée façon vison, prolongé par un petit salon orienté vers une cheminée qui crépite (pour de vrai). Dans un coin, trône la baignoire, majestueuse, telle un meuble Napoléon III.

Une grande verrière encadrée de rideaux et de tissus en cachemire, surplombe une table et offre un délicieux panorama sur Paris… On dit qu’un écrivain y a laissé sa plume.

Un second lit et une salle de bain parachèvent ce sentiment d’espace et de confort.  Savant mélange de style vintage et contemporain, la collection de chiens robots disposés dans le fond de la chambre et les deux grands portraits acidulés de jeunes femmes viennent briser toute tentative d’ostentation.

Et si l’on prenait un bain ? « A deux pas » des beaux jours, optez pour la suite végétale de 35m². Vous avez l’impression de flotter dans un jardin suspendu et fleuri ? Normal. La chambre à la tapisserie luxuriante donne sur un amour de salle de bain ouverte elle-même (par deux fenêtres) sur le jardin et un terrain de pétanque datant du début du siècle. Les murs vert pomme et la baignoire façon jacuzzi… C’est le pied !

Quoique vous décidiez, laissez-vous aller à prendre possession du lieu en solo ou avec votre amoureux(se)… L’abandon est singulier et la situation exceptionnelle de la maison marque, à elle seule, une parenthèse. De passage un dimanche après-midi, visitez la terrasse dans le jardin, petite bonbonnière du 19ème siècle. Un dimanche soir ? Trinquez au champagne dans le salon du rez-de-chaussée aux miroirs anciens et à l’air de dire « Ne pas déranger ».

Et, si vous n’avez pas le temps de poser vos valises plusieurs jours, optez pour un après-midi coquin !

Offre Cdimancheàparis

De 15h à 18h, selon les disponibilités, profitez de l’OFFRE EXCLUSIVE « C’est dimanche à Paris ». Exceptionnellement, lecteurs et compagnons de promenade, bénéficiez de 3 heures consécutives rien que pour vous, dans l’une des 5 suites de l’établissement ainsi que d’une coupe de champagne et d’une assiette de foie gras ou de saumon au choix… L’après-midi s’étire et dimanche flirte avec la nuit… On reste dis ?

Offre  spéciale  « C’est dimanche à Paris » :
“LES 3 HEURES DE MARIVAUDAGE”
A l’Hôtel Particulier Montmartre
350 euros
Une suite avec champagne et assiette fine.

En dehors de cette offre, vous pouvez également réserver pour l’apéritif, la nuitée ou le thé, au : 01.53.41.81.40

Crédits photos : Cyril Maunier, tous droits réservés

Hôtel Particulier de Montmartre


Il ne vous est jamais arrivé de vouloir vous réveiller à Paris ailleurs que dans votre appartement ? Mais pas n’importe où… Je veux dire le genre d’envie de s’éveiller dans un lit king size, bordé de draps soyeux, fenêtre ouverte sur le quartier où l’on rêverait d’habiter. Moi, je fais ce rêve tous les dimanches matins. A 9 précises, exactement.

Et cette fois-ci, j’ai trouvé ma destination, ce sera l’Hôtel du petit moulin, dans le 3ème arrondissement, à la limite du Marais. Un hôtel “griffé” et classé ! Question de priorité.

Ouvert en 2005, on accède à cet hôtel par la devanture d’une ancienne boulangerie, la plus vieille de Paris. Classé monument historique l’établissement est fier de son desk en marbre d’époque, de ses miroirs tout aussi classés et de ses fixés-sous-verres bucoliques à souhait. Mais, ne vous fiez pas à cet air figé. L’hôtel du Petit Moulin a sa particularité puisqu’il est le premier de son genre à avoir été décoré par Christian Lacroix. 17 chambres affichent les préférences du couturier. L’espace est aussi vaste car l’ensemble résulte de la fusion avec l’hôtel d’à côté. Un vestige lui aussi.

La visite commence avec cet escalier vieux du 15ème siècle et encore marqué de traces d’épées des combats d’autrefois. 4 étages désservent des chambres aux univers très très singuliers. La n°104, par exemple, c’est du grand spectacle. L’escalier en moquette zébré s’ouvre sur une chambre à la tonalité onirique très prononcée. La salle-de-bain, quant à elle, affiche une neutralité immaculée, histoire de se laver les idées…

Passons à la n°204, un petit havre de vert et de gaieté au lit queen size et aux panneaux assortis pour s’isoler. La moquette, généreuse, semble accueillir le talon avec déférence et oisiveté. Je l’aime bien cette chambre aux tons doux parce qu’il y a ce petit coin “table-basse” propice aux confidences de fin de journée. Et puis, dans la salle de bain au rouge chromé, je ne peux m’empêcher de flasher sur le miroir en forme de coeur cher à Lacroix ! Mais, je le veux ce petit bijou !!

Tous les deux ans, le couturier déshabille ses modèles et les relooke de A à Z. Un véritable exercice de style qui donne l‘impression de fermer la porte sur un “jamais” à chaque fois que l’on vient ici. Pas d’attache et pourtant, ce plaisir, d’habiter l’instant de profiter de la baignoire d’époque, de s’accrocher aux boiseries et de rêver dimanche, dimanche, dimanche à Paris !

Offre “Un dimanche à Paris” : 190€ la chambre tout standing pour la location d’une chambre le samedi soir également. Hôtel du petit Moulin. 29-31, rue de Poitou, 75003. Tél. 01.42.74.10.10

Je n’avais JAMAIS entendu parler de Ault, ce petit village de moins de 2000 âmes échoué au bord de la falaise chère à Victor Hugo. LA tranchante et hautaine falaise de craie qui borde le littoral picard de la vallée de la Bresle à la baie d’Authie. A ses pieds, une plage de galets gris foulés par le ressac et tatoués par la sulfureuse histoire de la guerre de Cent ans, le va-et-vient des pêcheurs et le lent éffritement de la craie…

Jusqu’au XVIIIème siècle il y avait un village, là, au pied de la falaise. Englouti, il subsiste aujourd’hui le bourg d’Ault bien ancré sur ses hauteurs nacrées. Et c’est sur ce fond de ce panorama en dents de scie, que j’ai atteri le soir de Noël après un périple neigeux et glacé. Sur le bord de la falaise se tient la flibustière, une fringante bicoque en bois tout apprêtée de gris qui semble narguer le vent et épier les mouettes en furie.

C’est la maison de Gérald que vous voyez là, le repère d’un pirate repenti, d’un architecte naval légèrement dégarni. Il a posé ses valises ici, retapé les étagères bancales et accroché des rideaux au regard qui se porte sur le large. A l’étage, 3 chambres attendent les hôtes de passage et les amis pour une nuit de bois, de batailles navales et de rêveries. Gérald vous accueille dans sa demeure par le “pub”, un bar à bières feutré à l’ambiance jazzy et truffé de gris-gris marins qui donnent du cachet et l’envie…

…De connaître Gérald, de siroter une bière des 2 caps, de raconter le monde et d’envisager sa vie avec simplicité. Ici pas de chichis ni de problèmes de wifi ! On lâche prise, ses boules quiès et Paris.

Et puis, il y a les balades et l’appel du vent. Après un café-croissant, cap sur le Bois de Cise, un village-hameau peuplé de villas typique à l’allure de folie. Situé dans une valleuse, ce village intrigue et signe avec son accès à la mer, un luxe sur ces hauteurs ciselées par le vent.

Un peu plus haut, en remontant le département de la Somme… On débouche sur la pointe du Hourdel, à l’extrémité sud de la Baie de Somme, à 5 km à vol d’oiseau du Crotoy. Quelques maisons, un petit port, un phare, un café. Et c’est tout. Ne vous fiez pas à cet air naïf, les bancs de sable abritent une colonie de phoques espiègles et recueillent la visite de milliers d’oiseaux migrateurs. Puis, il y a Saint-Valery-sur-Somme, ville coquette et médiévale qui domine la baie de Somme sur son promontoire en calcaire… Arpentez les ruelles pavées, admirez la vue, inspirez et revenez aussi souvent que vous le pourrez.

La Flibustière. A partir de 45€ la chambre double. 80460 Ault. Contactez Gérald Pailloux au 03 60 26 91 22

Imaginez… Une route de campagne sinueuse qui serpente dans la forêt de Rambouillet, l’odeur des sous-bois, les premiers flocons et le givre. Et soudain, dans un creux de verdure, une apparition surgie d’un autre temps, 8 siècles plus tôt. Bienvenue à l’Abbaye des Vaux de Cernay, un lieu enchanteur figé dans la vallée de la Chevreuse, un lieu préservé de l’homme et mis à l’abri du monde par ses soins.

Lorsque l’on franchit le portillon de ce vaste ensemble de 65 hectares, le charme opère instantanément… Un haras, des tourelles, une serie de bastides en vieilles pierres. La route s’incline et débouche sur un sortilège : la vision de l’abbaye, avec ses murailles gorgées de lierre et ses quelques ruines, endormie là, dans un songe de verdure au bord d’un étang.

Petit topo historique. C’est au 12ème siècle que quelques religieux débarquèrent dans ce vallon humide et marécageux. Au départ, il n’y avait rien… L’église puis l’abbaye virent petit à petit le jour et la boue se mua en sol fertile. Les cisterciens prirent rapidement racine et le lieu devint un important centre culturel.

Travail manuel, silence et prière… A l’époque de la “Stricte Observance“, on ne plaisantait pas ! Puis, à la révolution et au XIXème siècle, l’Abbaye est pillée, partiellement saccagée. C’est la baronne de Rothschild qui, en 1873, s’occupe de la conservation des bâtiments principaux. L’église en ruine a conservé sa rose de 6 mètres de diamètre… Puis, c’est Mr Amiot, constructeur d’avions qui préserve le lieu de la destruction et qui l’entretient. Pour clôre cet épisode historique, le domaine est ensuite vendu dans les années 70 aux “Hôtels Particuliers”, un groupe créant de somptueux hôtels dans les demeures inscrites à l’inventaire des monuments historiques.

Et ben franchement : chapeau ! Rien d’ostentatoire, seul subsiste l’authenticité… Le salon gothique avec ses immenses cheminées où il fait bon se lover, la salle des moines aux travées voûtées et les boiseries, l’odeur des vieux tapis usés, la café chaud ou le champagne qui pétille dans sa coupe. Grâce et volupté !

Le parc, lui aussi vaut le coup d’oeil… Une pagode chinoise et sooooooooo’ romantique surplombe un immense étang où il fait bon ramer à bord d’une barque en été. Les oies règnent en maîtresses du parc tandis que les canards se prennent des fous rires légendaires qui résonnent au creux de la vallée.

Que vous soyez de passage, simples curieux égarés, ou que vous séjourniez ici dans l’une des magnifiques suites de l’hôtel de l’abbaye, le lieu vous marque, appose son estime et force la contemplation.

Je vous conseille d’ailleurs de réserver pour une visite le dimanche aprem’ à 15h, faite par de chevronnés conférenciers. Bonne balade et douce parenthèse enchantée, ce dimanche aux environs de Paris…

Tout savoir sur l’Abbaye des Vaux de Cernay ? C’est par ici.