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Parce-que le samedi c’est permis aussi, je vous emmène à la découverte de la confiserie la plus sympa de Paris ! Dans le quartier Latin, à deux pas de la Sorbonne et du Panthéon, Le Bonbon au Palais déroule ses 200 variétés de douceurs acidulées dans sa vitrine exquise…

Impossible de résister à l’envie de vous présenter cette adresse hors circuit du dimanche. Georges, le maître d’école de cette ancienne salle de classe des années 50 sait y faire et veille sur ses pépites en provenance des 60 plus vieilles confiseries de France. Ancien cuisinier, Georges a rendu son tablier pour la douceur du sucre d’orge et le moelleux d’une guimauve à la violette…

Dans sa boutique, il a décidé de reconstituer une sorte de musée de la gourmandise, où chaque spécialité est originale et tamponnée “historique”. Exit  malabars et chamallows, place à l’authenticité ! Dans les gros bocaux en verre sont classés des bonbons par milliers. De la Provence à Cambrai, de l’Alsace au Pas-de-Calais, c’est un véritable tour de France sucré.

Mon coup de cœur se porte sans hésiter sur les violettes de Toulouse. Ces fleurs naturelles sont cristallisées dans leur propre essence avec du sucre et de la gomme arabique. Créées en 1918 à Toulouse, ces beautés graciles et figées se déclinent version rose de Provence, rose de Damas, verveine et menthe. En bouche, c’est une explosion délicate et parfumée, un régal de préciosité (effet bluff sur un service à thé my dear).

Georges, quant à lui, préfère la Forestine de Bourges. Créée en 1825 par Mr Georges Foreste, l’inventeur de la machine à fourrer, cette douceur de sucre effilé à l’aspect satiné est fourrée d’un praliné noisette et amandes… Hummmmm !

Et ce n’est pas tout ! Sucre d’orge, sucre de canne, Angélique de Niort, bêtises de Cambrai… Fouillez, tout y est. Georges se fera un plaisir de vous réciter l’alphabet des sucreries, gants blancs élégamment portés et sourire immaculé. Foncez !

Le Bonbon au Palais. 19, rue Monge 75005


Vous rappelez-vous ? C’était l’année dernière, je venais d’emménager dans ce quartier et quelle surprise géniale que ces journées portes ouvertes ! Le  quatorzième arrondissement est jalonné d’anciens lofts-usines reconvertis en ateliers d’artistes.

Chaque porte, chaque cité fleurie, abrite une courette surprenante divisée en ateliers charmants et arborés. Cette journée portes ouvertes est l’occasion de pousser les portails sans avoir à affronter un mystérieux digicode et de rencontrer des artistes décalés et sympathiques.

L’année dernière, je vous avais présenté (ici) le travail de Juliette Fleuriau, graveur-illustratrice, Carole Jacques, céramiste et Mélina Bourguoin, graphiste. Retrouvez-les dans leur charmant petit appartement au 35, rue Rémy Dumoncel (métro Mouton Duvernet) le samedi de 14h30 à 20h et le dimanche de 11h à 19h !

Pour les autres spots, allez vous procurer une carte au trésor à la mairie du 14e 2, place Ferdinand Brunot

Je sais, je sais… Vous êtes crevés, c’est vendredi. Dimanche, la grasse mat’ c’est sacré. N’empêche qu’en fin de matinée, vous allez vous demander ce que vous pourriez bien faire ce dimanche, à Paris. Voici un programme doux et ensoleillé pour varier du brunch et du dvd !

Pour se remettre les idées en place et embrayer sur de nouveaux projets, rien de tel qu’un ptit café siroté au comptoir de Terres de Café ou torréfié et emporté à la maison. Ce torréfacteur, adresse favorite de Caroline Rochet (voir l’article), propose une vingtaine de grands crus dans un écrin de zinc et de bois vernis. Moka des forêts d’Éthiopie, Arabica, Blue Mountain d’Australie ou mélanges exclusifs : SA-VOU-REZ !

Une bouffée de fraîcheur dans votre intérieur ? Alors là, je vous présente le meilleur fleuriste de Paris. Il s’appelle Georges, il sème dans le 14ème et sa boutique est un véritable éden. Bienvenue dans le paradis de la rose rare, de la senteur ancienne, des compositions d’art (oui, de l’art). Issu d’une famille d’horticulteurs et de fleuristes depuis 3 générations, Georges est le fleuriste attitré de Kenzo.“Les fleurs me poussent à l’intérieur”. Ses préférées ? Les roses odorantes Tango, les plus vieilles roses au monde. Un régal de pétales en perspective les amis.

Côté Balade… Laissez tomber le Bois de Boulogne, le Parc Monceau et le square des Batignolles. Aujourd’hui, il vous faut quelque chose d’un peu plus exotique, une île,  une vraie (rdv lundi à la machine à café) ! Cap sur l’île Fanac à Joinville-le-Pont ! Bienvenue dans un site classé de 4 hectares peuplé de ravissantes maisonnées. Un seul et minuscule sentier fait le tour de l’île, le long des berges, sous les saules pleureurs.  Royaume des artistes, sculpteurs, peintres et musiciens, l’île abrite également un club d’aviron. Avis aux sportifs, rien de tel qu’un petit coup de rame pour se dégourdir avant la vague du lundi…

Toutes nos adresses :

> Terres de Café : 14, rue Rambuteau (3ème)
> Georges François : 36-38, rue Delambre (14ème)
> Ile Fanac : Joinville-le-Pont (94 340)

Quoi ? Vous n’êtes pas encore allés voir Le Repas des Fauves au Théâtre Michel ?!! Hoooooonnnnte à vous ! Heureusement, il n’est jamais trop tard pour se faire plaisir. Vous avez un dimanche aprem’ tout entier pour vous rattraper.

Collé au Théâtre des Mathurins, le Théâtre Michel est célèbre pour ses Monologues du Vagin, un des piliers du féminisme ! Le genre de pièce où il fait bon être femme, se tortiller sur sa chaise en gloussant et se dire “Mais, oui, c’est exactement ce que je ressens“. Dingue.

Dans la cage aux fauves, changement de décor. Je vous laisse jeter un coup d’oeil à cette vidéo en guise de hors d’oeuvre.

Le pitch ? 

“1942- Dans la France occupée, sept amis se retrouvent pour fêter l’anniversaire de leur hôte.
La soirée se déroule sous les meilleurs auspices, jusqu’à ce qu’au pied de leur immeuble soient abattus deux officiers allemands. Par représailles, la Gestapo investit l’immeuble et décide de prendre deux otages par appartement. Le Commandant Kaubach, qui dirige cette opération, reconnaît, en la personne du propriétaire de l’appartement, M. Pélissier, un libraire à qui il achète régulièrement des ouvrages. Soucieux d’entretenir les rapports courtois qu’il a toujours eus avec le libraire, le Commandant Kaubach décide de ne passer prendre les otages qu’au dessert… Et mieux : il leur laisse la liberté de choisir eux-mêmes les deux otages qui l’accompagneront.”
 

Mon verdict : Gé-nia-li-ssime !! Immersion garantie dans ce groupe d’amis… Comme eux, l’on s’invite à dîner, l’on apprécie les asperges, le champagne et la terrine de canard, denrées rarissimes issues du marché noir, et l’on partage cette belle tranche d’amitié… Jusqu’à ce que l’ultimatum tombe comme un couperet, un coup de feu dans la nuit.

Impossible de sacrifier deux d’entre eux,2 d’entre nous… Avec les 7 amis, on endosse tour à tour la peau du lâche qui s’enfuit, celle de l’opportuniste qui panique, celle du mari qui prétend que sa femme est enceinte ou celle du mutilé qui a déjà trop sacrifié à la guerre. Et tour à tour, on les comprend, on se reconnait. Qu’est-ce que j’aurais fait à leur place ? Comme ne pas céder à des instincts animaux dans une telle situation ? La tentation plane, peu à peu l’individualisme prend le dessus et l’affection déserte.

Plus qu’une fresque de guerre, cette pièce mène une réflexion sur l’extrême solitude dans laquelle l’homme est plongé lorsqu’il est confronté à la vie ou bien à la possibilité même de devoir la quitter.

L’homme est un loup pour l’homme… Démonstration, plaisir et éclats de rire tous les dimanche à 15h au Théâtre Michel dans Le Repas des Fauves, 38, rue des Mathurins 75008. Tél 01.42.65.35.02

Une belle et pétillante année 2011 à vous tous ! Je profite de cette bise sous le gui pour vous dire un grand MERCI de nous consacrer vos dimanches et de partager vos expériences et vos témoignages ! A très vite pour de nouvelles découvertes entre nous…