Voilà, j’avoue. Cela fait un moment que j’ai envie de franchir les barrières guindées et les porches des grands hôtels parisiens… ET, il se trouve qu’un dimanche soir, après avoir siroté un cocktail baudelairien à l’Hôtel Burgundy avec ma copine Ludivine, nous sommes passées devant le Mandarin Oriental. Un bâtiment historique classé des années 30 et doté d’un palace de 8 étages (oui!) et d’un jardin paysager. La suite ? Une visite organisée en petit comité pour arpenter les méandres de cet écrin haute-couture et pousser la porte de quelques unes de ses 138 chambres et suites, les plus spacieuses de Paris...
La romance, comme pour les histoires d’amour un peu chétives, débute dans un hall d’entrée… Le lobby du Mandarin, lui, possède un symbole nommé liberté, une immense sculpture signée Nathalie Decoster et suspendue dans les airs au-dessus d’une banquette veloutée… (à méditer). Le plafond lui fait écho, comme une promesse, tatouée de feuilles d’or, auquel les alcôves réparties sur les deux tranchées circulaires font écho. En fait, pour être bref, le Mandarin Oriental, c’est une sorte de musée à ciel tamisé. Voilà.
Lobby, chambres et Spa sont signés Sybille de Margerie. De sa malle à trésor haute-couture, s’évade une nuée de papillons imprimés, cousus ou brodés et que l’on retrouve au détour des couloirs feutrés. Le Bar 8, conçu par Patrick Jouin, est un condensé de “La forêt après la pluie”.
Cerné de cristaux Lalique et d’une pluie de cristal Murano, le bar affiche à sa carte plus d’une quarantaine de champagnes à sabrer dans le grand jardin intérieur fermé par un mur végétal de toute beauté. Bolinger, Veuve Clicquot, Ruinart, Dom Perignon, Delamotte, Laurent Perrier… Qu’il serait bon de buller, buller et se réveiller dans une suite de 350 m². Non ? Pour le moment vous pouvez déjà vous offrir le luxe d’un “tchin” du dimanche soir, murmuré en secret au Mandarin Oriental.
La suite se passe du côté de chez Thierry Marx. Le thaumaturge y dessert 2 restaurants dont le fameux “Sur-Mesure”, un écrin immaculé, habillé d’un puits de lumière, à la déco très très minimaliste et au drapé contemporain, histoire de tourner de l’œil devant le déballage de saveurs (après avoir franchi un SAS de purification menant au restaurant). Le “Camelia”, quant à lui, second choix pour une restauration plus accessible, est doté d’un comptoir de pâtisserie achalandé par un ancien sbire de Philippe Conticini (La Pâtisserie des Rêves). Des pâtisseries, à la pelle, à déguster sur place ou à emporter chez soi.
La visite se poursuit dans l’une des, je disais donc, 138 chambres et suites les plus spacieuses de Paris : de 38m² à 350m² dont certaines disposent d’une terrasse donnant sur le jardin intérieur et de 7 suites duplex couvrant le 7ème et le 8ème étage. (7ème ciel……….). Là, des reproductions du photographe Man Ray, ponctuent l’harmonie subtile de gris, prune, rose parme et vert anis du lieu. Une surabondance de couleurs, de références et une douceur de “profiter de vivre” qui ne subsiste qu’ici ou là, dans le triangle d’or de Paris. Merci pour la visite Mandarin Oriental, il ne reste qu’à rêver mieux…
Mandarin Oriental, 251, rue Saint-Honoré, 75001 Paris. 01-70-98-78-88
















Priceless
Magnifique ! Bravo pour les photos, je suis étonné qu’ils laissent prendre facilement des photos
Il a l’air vraiment superbe cet hôtel ! :O
C’est splendide! Je réserverai volontiers pour un weekend en amoureux! Merci de m’avoir fait rêver le temps de quelques photos
Merci pour cette délicieuse visite!
Cordialement.
Yahïa.
Oui, ça donne vraiment envie de se faire un petit week-end en amoureux à Paris… J’ai trouvé un autre hôtel qui me fait très envie: http://www.mybestaddressbook.com/fr/article/francois-champsaur-a-redecore-l-hotel-ministere