En ce moment, il y a les soldes, les terrasses des cafés sympas où l’on aime s’asseoir pour dire : “non, mais t’es pas au courant ?!!”, les parcs en fleurs et la douceur d’être ici, à Paris. Et puis soudain, on pète son talon, on loupe le métro, on joue des coudes à la boulangerie, l’addition du café chiffre 5 euros… Alors là, tout s’écroule ! Vite, la fuite, Saint-Malo et les galettes en fête. C’est à 3 heures de Paris.
La cité Corsaire, fondée au 12ème siècle, doit son nom à un moine gaulois Mac Law qui posa ses guêtres ici. Agrandie par Vauban (pour faire court), la citadelle ceinturée de remparts de 1754 mètres enferme 24 hectares de rues pavées et de maisonnées ! Classés monuments historiques depuis 1921, les remparts laissent parfois flotter un drapeau à la devise : ” Ni français, ni breton, malouin suis-je…” Comme si un certain secret se partageait uniquement dans l’enceinte de la cité.
Et bien, ils ont raison ces malouins ! C’est justement cette aura feutrée qui fait le charme éblouissant du premier coup d’oeil sur les remparts et sa cité. Ici, les rues défilent en labyrinthes et les labyrinthes ouvrent les sésames de plages ancrées entre 3 rochers, le long des remparts. La nature a dit oui au granit et la mer s’ouvre comme un vaste possible.
Dinard juste en face, Cancale non loin et la baie… du Mont St Michel. Bientôt. Bon, reprenons. Samedi, 10h, les paupières encore un peu engourdies. Cap sur Dinard, la station balnéaire aux charmes anglais, accessible via les navettes qui font la liaison au pied des remparts toutes les 40 minutes. Le samedi matin, c’est marché ! Mara des bois et huîtres de Cancale à volonté sans oublier les célèbres galettes vendues à la sauvette dans les camions qui fleurent si bon.
Après ? On retourne dans la chambre douillette et simplissime de son hôtel San Pedro, niché dans le cœur de la cité. Ici, Mireille propose douze chambres avec vue sur la mer ou sans et petit déjeuner maison. Chaque jour, far breton ou œufs brouillés, surprise, c’est sa spécialité ! Laissez-vous tenter par cette escale intra-muros pleine de gaieté, de prix minis doux et de fauteuils zébrés aux allures de la marine.
Et puis, en plus des plages, du cri des mouettes, de la mer et des marées, il y a l’assiette ! Des galettes, du caramel au beurre salé, du kouign aman et des huîtres à volonté… Sur la rive droite de l’estuaire de la rance, au bord de la Manche, sévit un communauté d’irréductibles gourmands-beurre salé ! Les malouins…
Et la palme de la meilleure galette revient VRAIMENT à La Bergamote, située sur le parvis de la cathédrale (aux magnifiques vitraux) de la cité corsaire. Dans ce restaurant-salon de thé, dépositaire de la marque de thés “Mariage Frères” (oui, vous ne serez pas perdus), le temps s’arrête et l’on renoue avec le beurre, le cidre et les litres de crème qui recouvrent les gâteaux exposés dans la vitrine. Dimanche s’étire, Paris s’efface dans la torpeur d’un talon coincé entre deux pavés et nous, on crie : é-ter-ni-té !

















J’adore vraiment St Malo. Cette ville est vraiment onirique…
Oh la mer ! J’en aurais bien besoin en ce moment
Je garde l’adresse de cet hôtel, charmant à tout point de vue ! Question : ont-ils le wifi ? (je ne pense pas, un peu de calme !
juste parce que je pourrais y aller en semaine et avoir à travailler un tout petit peu. Merci*
@k : Bonne question le wifi ! A demander… En revanche, pour te reposer, ils prêtent des vélos pour se déplacer
Ça donne vraiment très très envie, encore merci.
Ton article est très tentant, il donne envie de tout lacher là maintenant tout de suite pour prendre la route direction Saint Malo ^^
Rah là là ! ça me donne envie d’y retourner !! Côté crêperie, j’ai essayé La Touline. C’était un vrai délice. Cette odeur de galette légèrement grillée, de beurre, de cidre… Mmmmh…. je veux y aller tout de suite !
Bon, vu l’heure, j’opte pour la crêperie de Josselin, 67 rue du Montparnasse. Miam !