Dimanche découverte

Des idées de sorties, de détours et de balades décalées pour un dimanche insolite.

Les jours raccourcissent, vous ne trouvez pas ?  Pour faire languir l’été et s’attarder les couchers de soleil, je vous conseille ce remède testé et adopté par soir de blues urbain aïgu… La grande roue de la fête foraine qui anime le jardin des Tuileries ! Encore mieux que la vitamine C ou le magnésium en comprimés. 

Elle est là, toute pimpante, plantée au beau milieu des soixante attractions de la fête foraine. Impossible de la rater ! Bon, au début, c’est un peu surprenant… Heureusement il y a cette vitre teintée encerclant votre cabine qui monte, monte et s’éloigne du sol comme par enchantement. Moi, j’ai le vertige, j’ai donc lutté. Mais au sommet, c’est un bonheur de vision sur Paris, le Louvres et le Jardin des Tuileries. On en oublie le balancement inquiétant de sa cage en plastique et les personnes minuscules qui gigotent, là sous nos pieds.

Admirez le jardin conçu à l’italienne par Catherine de Médicis et dessiné par Le Nôtre. Une longue perspective où surgissent miroirs d’eau et bosquets… Un exil où les statues semblent animées du désir de vivre et de danser.

Après quelques tours de grande roue, les pas perdent un peu l’équlibre en descendant de la cabine… On se laisse volontier envelopper par l’odeur de barbe à papa qui flotte comme un air d’été. J’ai craqué pour la version maxi ! Oui, c’est vrai. Et pour tout vous dire, j’ai failli repartir chez moi en auto tamponneuse (c’était vraiment trop tentant) mais j’ai renconcé… J’ai préféré profiter d’une chaise abandonnée et des derniers rayons de soleil d’une (finalement) belle journée à Paris !

La fête foraine du Jardin des Tuileries a lieu jusqu’au 22 août. De 11h à minuit le week end. Environ 10€ pour la grande roue

Ok, ça n’aura pas lieu dimanche prochain mais il fallait ABSOLUMENT que je vous  raconte ma soirée au 7ème Ciel !

Il y a quelques semaines, j’entends parler de ces concerts improvisés sur la terrasse d’un particulier, face au Sacré-Coeur de Montmartre. Pof, ni une ni deux, je participe au petit concours organisé, car on ne sait jamais, ça pourrait être sympa. Et, là Miracle. Je Gagne. Moi qui ne gagne jamais à aucun concours !

Et, c’est tous frétillants de curiosité qu’avec Kevin, votre photographe préféré, on s’est rendus vendredi soir, au rendez-vous fixé… Devant un café ! Là, les regards jouaient au chassé-croisé, impatients de déceler le signe d’une quelconque attente dans l’attitude des autres personnes présentes. Qui est le mystérieux organisateur de la soirée ? Tous les gens qui poireautent là devant, sont-ils aussi invités ? Bref, une foultitude de questions se bousculaient lorsque Guillaume est arrivé, guest list à la main. Cap enfin, sur le fameux appartement !

A quelques pâtés de maisons de là, au fin fond du dix-huitième arrondissement, se trouve la clé du 7ème ciel. Au 7ème étage d’un immeuble quelconque, la porte s’ouvre sur un escalier en colimaçon… Tout en haut, c’est comme à la maison ! Bienvenue dans un appartement comme le vôtre avec des CD et des bouquins éparpillés tout partout sur la table de la cuisine, le café à moitié avalé du petit-déjeuner. Presque comme chez vous… A la différence près que l’appartement est doté de deux superbes terrasses avec vue panoramique sur le Sacré-Coeur de Montmartre et les plus adorables des toits de Paris. Et toc’ !

Au début donc, c’était assez déboussolant… Pousser la porte d’un appart avec 30 autres inconnus sur ses talons, ça fait bizarre, oui ! Mais la session “apéritif” prévue sur la première terrasse avant le concert est venue à bout de nos hésitations. Les lanternes disséminées, le lit de verdure que formait le lierre sur les dalles et toujours, cette vue sur Montmartre et la voie lactée… A peine le temps de me répandre en soupirs de jeune fille débutante, qu’il était déjà l’heure du concert !

Sur la seconde terrasse d’une vingtaine de mètres carrées, c’est le groupe LOLITO que l’on est venus écouter ! Un groupe de 4 artistes très pop rock, un peu arty… La chanteuse a commencé son hymne sur fond acoustique très réussi. Le lampe de chevet, posée sur le côté faisant écho aux lumières de Montmartre là-bas au fond, sur cette toile de maître…

45 minutes plus tard, des applaudissements. Puis, les murmures de la nuit des derniers invités attardés sur la terrasse… Dis, on va y aller ? L’espace d’un instant, je me suis retournée en quête d’un regard à qui dire “au-revoir”. Inutile. Ici, on emporte avec soi la magie d’une belle soirée et… ça suffit pour se dire : liberté. 

Découvrez vite le site du 7ème ciel. Pour vous inscire aux concours organisés pour les prochains concerts, c’est par ici.

Vous rappelez-vous de la petite balade faite ensemble il y a quelque temps dans le 13ème arrondissement ? Je vous avais emmenés à la découverte des Teochew de France, une association et un lieu de prière peuplé par 18 luohans inquiétants…

Rebelotte ! Mon envie de Bo Bun (un vrai) étant trop forte, j’ai remis le cap sur le quartier chinois, avenue d’Ivry, précisément… Après une halte “ravitaillement”, j’ai eu envie de vous montrer une autre facette de ce 13ème arrondissement, de vous surprendre un dimanche à Paris.

Suivez-moi, c’est juste en face du supermarché Big Store, à quelques marches d’escalator de l’esplanade des Olympiades. Dans un parking. Oh, ne vous fiez pas à son apparence un peu sordide. On respire, un grand coup, on prend un air méchant et on s’engouffre dans la nuit, courageusement.

Bienvenue à l’Autel de Culte de Boudha, une association qui accueille les boudhistes de Paris… On y vient pour prier, déposer des offrandes à Boudha ou déjeuner avec les membres de l’association. Les couleurs sont vives, l’encens brouille la vue et partout l’on observe concentration et recueillement.

J’ai joué le jeu. La dernière fois, j’avais acheté quelques pamplemousses que j’ai déposés aux pieds de Boudha (le gros gourmand). C’est d’ailleurs incroyable d’observer avec quel soin, les chinois soignent leurs offrandes. Les pommes sont brossées jusqu’à ce qu’elles luisent, les kiwis sont remplacés chaque jour et les grappes de raisin restent intactes. Aucun grain ne manque à l’appel.

Je viens souvent dans cet endroit… Bien que la traversée du parking souterrain me file des frissons, j’aime ce lieu et ses occupants. Il y règne une atmosphère mêlée d’espoirs, d’exostisme et de simplicité. Les voeux des uns et des autres ou les hommages aux défunts s’alignent sur les murs dans une écriture indéchiffrable. Mais l’oeil captif de la lumière blafarde, se concentre et imagine…

Voilà pour aujourd’hui. En tout cas, si vous allez faire un petit tour par là ce dimanche, je suis preneuse de vos impressions…

 

Je croyais qu’il n’y avait rien à faire le dimanche dans le 7ème arrondissement… Bonne pioche, j’ai pris la rue de Babylone généreusement pourvue d’un long mur gris. Le genre de mur qui me titille et me dérange… Le type de mur qui ne me laisse pas de répit jusqu’à ce que j’ai trouvé quel secret si précieux il abrite.

Pour le savoir, je suis capable de sonner à la grille, de me hisser de toute ma hauteur sur la pointe des pieds ou de gémir jusqu’à ce qu’on me fasse la courte échelle. Là, en ce qui concerne ce beau mur gris, nouvel objet du délit (et de mes caprices de curiosité), je n’ai pas eu à déployer autant d’efforts. Il m’a suffit de m’engouffrer à la suite d’une famille ordonnée (cheveux lisses-dentition imppecable-chaussettes repassées ) avant de tomber nez à nez avec un petit écrin de verdure et un gros épouvantail mal fagoté !

Un coup d’oeil à gauche : cabane+épouvantail, un coup d’oeil à droite : pergola + maisonnette. Droit devant : un jardin+son potager. L’herbe n’est pas piétinée, aucune trace de détritus, les gens installés sur la pelouse ont presque 2m² chacun pour s’étaler et un silence parfait règne sur ce havre de paix. Un Miracle, un dimanche d’été !

Et pour cause, ce petit jardin-potager appartient au couvent des Filles de la Charité. Il a d’ailleurs conservé tout le charme des vergers religieux au tracé en forme de croix… Admirez l’harmonie : des carrés de pelouse propres et bien délimités, des espaces potagers clos et fertiles à souhait. Le matin, si vous venez à l’ouverture, les jardiniers qui s’occupent du lieu distribuent fruits et légumes du potager aux habitants du quartier.

Courgettes, fleurs de courgettes, groseilles, tomates, framboises, melons… Couvrent les parterres et font le bonheur des autochtones boboïsants qui se pâment de bucolisme à l’idée de s’encanailler auprès des jardiniers du jardin Catherine Labouré ! “Oui, c’est Gééééééééniaaaal “

Rien ne vous empêche d’admirer le manège et de chiper une grappe de groseille dans l’un des paniers en osier griffé des gens du quartier !

Mon conseil à moi : venez plutôt au jardin pour vous lover dans l’herbe et profiter d’une belle sieste comme on les aime, un dimanche après-midi à Paris !

Jardin Catherine-Labouré, 29, rue de Babylone, 75007. Métro : Saint-François-Xavier

Oups, le frigo est vide ? Quand mes placards crient famine et quand il ne me reste même plus assez d’oeufs dans le frigo pour servir une omelette le midi, je crie : Marché !

Dimanche, c’est au marché bio de Raspail que je me suis rendue, mi-curieuse, mi-affamée… Guettant les stands multicolores et les “1€ le kilo” des vendeurs, j’ai été assez surprise de constater que le marché de Raspail, c’est calme, hygiénique, ordonné.

Deux rangées de stands s’alignent face à face le long du boulevard Raspail, entre la rue de Rennes et celle du Cherche-Midi. Les légumes n’affichent pas de tailles disproportionnées, les pommes de terre sont encore un peu recouvertes de terre et les tomates ne sont pas vertes… Bizarre. Ces légumes ont l’air d’avoir respiré le grand air, ils sont vivants ! (rare à Paris).

Chaque marchand y va de son originalité. Le boulanger a troqué ses baguettes contre des pains aux noix et à la farine de froment, le fromager fait son beurre… Aux algues ! Et le primeur vend des tomates anciennes, quasi millésimées.

La grande attraction du marché, c’est quand même ce stand d’herbes fraîches et aromatiques, tout près du métro. Ici, on trinque au jus d’herbes… préssé devant vous à l’aide d’un pilon. Et détrompez-vous, malgré les apparences, cette mixture est un régal végétal et une cure de jouvence pour votre mine mal réveillée du dimanche matin. Vers midi, lorsque l’herbe “ne pousse plus”, notre productrice la remplace par un cocktail de pommes et de courgettes, tout aussi délicieux.

Vous voilà intégré au marché ! En levant votre petit verre en carton recyclé pensez à jeter un coup d’oeil entendu au libraire engagé… Rien de tel pour sympathiser et avoir ses accès privilégiés au stand. Bref, vous l’aurez compris,le Marché bio de Raspail, c’est un marché d’initiés, très joli et très ordonné. Un détail : c’est tout de même le marché le plus cher de Paris. La preuve, je ne me suis offert que le luxe de cette fameuse boîte d’oeufs engloutis dans une délicieuse omelette… Je reviendrai peut-être mais, en attendant, je vous laisse découvrir ce marché à arpenter au moins une fois dans l’année.

Marché bio Raspail, ouvert le dimanche jusqu’à 14h, métro Raspail, boulevard Raspail

D’autres marchés à découvrir :

> Le Marché des Enfants rouges
> Le Marché Ornano