Dimanche découverte

Des idées de sorties, de détours et de balades décalées pour un dimanche insolite.

Avez-vous déjà assisté à un spectacle de clown ? Non, pas celui qui erre dans les allées de la fête foraine avec son gros nez rouge… Un spectacle de VRAIS clowns !

Le nez rouge est resté greffé, certes, mais ces clowns-là vont au-delà de la mimique burlesque, de la chute exagérée.

Ceux-ci nous transportent dans un univers où rien ne compte vraiment si ce n’est le partage, l’émotion et le rire. 

Oh, s’il vous arrive de verser une larme de crocodile, pas de panique.

Acceptez-le, oui, le clown sait attendrir ! Pour vous le prouver, rendez ce vendredi 21 mai au Théâtre Le Samovar au sein de la célèbre école “pour les clowns, les burlesques et les excentriques”. A l’occasion du Festival de clown, ne ratez pas le spectacle très féminin du vendredi 21 mai.

 

A l’affiche de cette soirée ? ”En t’attendant j’me suis perdue !”, un solo de la clownesque Katia Charmeaux…

Le pitch ?Marguerite vit seule dans l’univers clos de sa maison. Elle ne sort que pour acheter de quoi remplir son frigo. Rongée par la solitude, elle passe son temps à grignoter et sa vie à rêver… A rêver d’amour. Alors il suffit d’un simple message sur son répondeur pour que tout bascule dans un monde fantasque et soudain l’ordinaire devient extraordinaire.

Vite, on réserve ses places pour une cure de rire ! L’assurance de passer, ensuite, le meilleur des dimanches à Paris.

Festival des clowns, des burlesques et des excentriques, du 19 au 21 mai et du 26 au 29 mai. Théâtre le Samovar, 165, avenue Pasteur, 93170 Bagnolet. Réservations au 01.43.63.80.79

Crédit photo : Sandrine Furrer

Sésame ouvre-toi ! Qu’est-ce qu’il y a derrière les belles portes du VIème arrondissement ? Ce dimanche, vous n’êtes pas obligée de dépenser tous vos sous ni de faire 4 tours du parc en courant pour vous sentir exister. Choisissez simplement votre porte, une belle porte, l’une de celles qui vous fait tourner la tête dans la rue et bousculer les grands-mères.

Et regardez-la… Pas n’importe comment, attention ! Suivez des yeux son contour, caressez ses reliefs, chatouillez ses asperités, roulez entre ses clous et faufilez-vous dans la serrure pour voir plus loin, pour dénicher ce bel horizon derrière la frontière.

Certaines abritent des garages tristounets, d’autres des cours pavées et puis, il y a celles qui  s’ouvrent sur un eden. De l’herbe fraîche, du linge aux fenêtres, une odeur de lavande qui vient d’on-ne-sait-où et ces roses trémières qui grimpent partout !

Paris, c’est cela aussi ! Ce désespoir gris, qui colle aux semelles tous les jours,  fait parfois germer, au coin de la rue, la possibilité d’un exil…

Alors, perdez-vous dans les ruelles, poussez les portes ou observez-les longuement. Derrière chacune d’entre elles, cour des miracles ou terrain vague, se cache un “ailleurs”, un “peut-être”. Et si la porte reste close, pensez à toutes les mains qui ont caressé sa poignée, aux vies qui palpitent au-delà depuis des décennies…

Quel dimanche, quel défi ! Vous verrez, vous allez rentrer chez vous toute pétrie d’histoires merveilleuses et dépaysée par ces visions étonnantes… 

Et n’oubliez pas de refermer la porte derrière vous ;-)

Un papillon s’est posé sur mon rebord de fenêtre… Impossible, vous êtes à Paris ! Détrompez-vous, depuis que vous vous êtes mis à semer des graines de fleurs sauvages en tous genres, les insectes abondent et se multiplient.

Tant mieux, c’est l’année de la biodiversité ! A cette occasion, l’association “Laissons pousser” lance une opération de distribution de sachets de graines dans toute la capitale et ses environs. 20 000 sachets contenant chacun 17 espèces de fleurs sauvages vous attendent à deux pas de chez vous…

De quoi faire surgir une mini-prairie à la place de ce terrain vague délaissé ou créer un jardin de poche sur son balcon tristounet.

Dans les fissures du béton, entre les pavés, au pied des platanes asphyxiés… Les petites graines ne demandent qu’à être semées. Le mode d’emploi ? Eparpillez-les sur une surface que vous aurez repérée, foulez le sol pour tasser tout cela et arrosez ! Camomille, coquelicots, trèfle blanc, maguerite et silène blanche… c’est un festival d’herbes folles et de fleurs des champs sur le bitume.

Alors, ne perdez pas une minute ! Récupérez vos p’tits sachets gratuits, ce dimanche vous allez semer…

Pour connaître les points de distribution, rendez-vous sur le site de l’association Laissons pousser !

Le Jardin d’Acclimatation du bois de Boulogne s’y met aussi ! 2010 est 100% l’année de la Russie.

Jusqu’au 16 mai, venez célébrer le pays de Tolstoï, Pouchkine ou Dostoïevski en vous mettant au vert.

Dans l’allée principale du jardin, des artisans viennent partager leurs céramiques, porcelaines, bois peints, faïences, bijoux ambrés, miniatures nacrées ainsi que les fameuses matriochkas (ces poupées russes qui s’emboîtent).

Chaque jour le jardin se transforme en salle de spectacle grandeur nature et accueille danses folkloriques ou défilés de costumes régionaux !

On repart du Jardin tout enveloppé de Russie avec des envies très très colorées…

Année de la Russie au Jardin d’Acclimatation. Bois de Boulogne, 75016. Entrée : 2,50€. Plus d’infos au 01.40.67.9082

29
April
 

Lassés du bois de Boulogne et de sa sempiternelle « balade-autour-du-lac » ? Si vous ne savez pas quoi faire ce dimanche, rendez-vous au parc de Bagatelle pour vous rincer les yeux !

 Bienvenue dans un parc au style anglo-chinois datant du XVIIIème siècle.

Cet eden paysager est né d’un pari complètement fou (pour l’époque) entre Marie-Antoinette et le Comte d’Artois. Le défi ? Bâtir en 64 jours seulement cette bagatelle et son petit château blanc.

Victoire ! Aujourd’hui, c’est un décor romantique de petits ponts, miroirs d’eau, pagodes et cascades artificielles que l’on peut enlacer des yeux en rêvassant. Parce qu’il s’inscrit contre le rigorisme des jardins à la française du XVIIème siècle, ce jardin est même doté d’une pagode chinoise, le chic dernier cri de l’époque.

Ce sont les missionnaires et les commerçants de retour de Chine qui ont lancé la mode ! Ils ramenaient des images de pagodes que les français cherchaient à reproduire à l’identique pour meubler leur extérieur

Entre le jardin des iris et celui des clématites, un hêtre pleureur de 140 ans s’attarde au dessus du bassin des nymphéas où barbotent lotus et nénuphars. Mais, ce n’est pas tout ! Chaque année, le parc embaume de mille effluves…

Face à l’orangerie, un parterre de 1200 variétés de rosiers participe à un concours international depuis 1907 ! Si les roses n’ont pas encore éclos, admirez donc les paons.

Une trentaine de paons majestueux peuplent le jardin. Ils s’interpellent et se répondent entre eux et n’hésiteront pas, mesdames, à vous faire le plaisir d’une parade nuptiale. Flattés par un public curieux, c’est avec fierté que le paon déploie sa parure bleue en éventail et tourne sur lui-même en recueillant sourires et applaudissement.

Ici, le temps se fige, la virilité, mesdames, n’a pas évolué d’une plume…

Parc de Bagatelle, 71 avenue de l’hippodrome dans le bois de Boulogne