Si vous faites partie de ceux qui ne savent pas quoi faire ce dimanche à Paris, il n’y a qu’un remède. Relire les Fleurs du Mal, encore et toujours…
Un classique, un livre de chevet ? Et pourtant, vous ne vous êtes peut-être jamais demandé où Charles Baudelaire avait déposé sa plume, rendu les armes. Au Cimetière du Père Lachaise, évidemment ! Non, détrompez-vous c’est au cimetière Montparnasse que gît la dépouille de Baudelaire.
Au milieu des tilleuls, des érables, des frênes et des 1200 arbres qui cohabitent dans l’un des plus grands espaces verts de Paris, c’est là que la tombe de Baudelaire a élu domicile.
Oh, rien d’ostentatoire, vous verrez… Le buste de l’artiste surmonté d’une sculpture encadre, en arrière plan, la tombe discrète de celui qui fut le précurseur du poème en prose, le chantre de la sensibilité humaine… Le « Génie du Mal » comme aiment à le décrire nos contemporains.
Ici, on se tait, le silence est de mise, et l’on se remémore, à la lisière de son jardin secret, les rimes et les vers qui ont bercé notre adolescence torturée.
Ce « passeur » entre le mal et la beauté, le bonheur et l’idéal, malédiction inaccessible, nous a peut-être légué le plus bel héritage de tous les temps : une méthode universelle pour extraire la beauté de l’horreur, relever la tête malgré le spleen.
Alors, en silence, toujours on récite :
« Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d’étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux »
La première strophe de la Mort des Amants, Les Fleurs du Mal
Cimetière du Montparnasse, de 9h à 17h30. 3 boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris. 01.44.10.86.50


















