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	<title>Cdimancheaparis &#187; pochoirs</title>
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	<description>La journée de toutes vos envies !</description>
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		<title>Interview. Miss.Tic dessine-moi un poème&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 16:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[créations]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Plasticienne, poétesse, principale <strong>figure du street art</strong> en France, <strong>Miss.Tic</strong> parfume les murs de la capitale de ses pochoirs colorés toujours soulignés de phrases à la <strong>poétique pensante</strong>. Après avoir pisté ses pochoirs dans les ruelles de la<strong> butte aux cailles</strong> dans le 13<sup>ème</sup> arrondissement (vous vous rappelez, c’est <a href="http://www.cdimancheaparis.com/envies-de-decouvertes/la-butte-aux-cailles-a-ciel-ouvert" target="_blank"><strong>ici </strong></a>), j’ai eu la chance de rencontrer cette <strong>merveilleuse artiste</strong> sans cesse inspirée à la Galerie W, à Montmartre, où elle expose ses œuvres <strong>jusqu’au 12 janvier</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.cdimancheaparis.com/wp-content/uploads/2010/12/misstic-02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1593" title="misstic-02" src="http://www.cdimancheaparis.com/wp-content/uploads/2010/12/misstic-02.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a></strong></p>
<p><strong>On a plutôt l’habitude de lever les yeux, de se retourner sur les murs et d’ouvrir les volets pour admirer vos œuvres. Les présenter dans une galerie, n’est-ce pas les mettre en captivité ?</strong></p>
<p>Mes pochoirs sont <strong>nomades</strong>, c’est vrai ! De la pierre au béton, de volets en bois aux devantures de magasins ou de cafés, de la tôle aux superpositions d&#8217;affiches, on a l’habitude de les voir dehors, dans la rue. Et les voilà <strong>exposés dans une galerie</strong> ! Pourtant, je n’y vois <strong>aucun enfermement</strong>. Au contraire, mon travail est en-dedans, en moi, et il va en-dehors, c’est sa destination,  que le support soit une façade d’immeuble ou le mur d’une galerie. <strong>De mon atelier</strong>, j’extraie des choses intimes que je <strong>donne à voir</strong> aux gens. Mes œuvres sont libres, ce sont <strong>les étiquettes</strong> qui les enferment. De plus, lorsque l’on fait un tableau, c’est pour qu’il ait une « vie » et aussi qu’il y ait un échange financier. Je ne crée pas pour moi tout seule (rires) !</p>
<p><strong>Petite, vous avez vécu dans le 18<sup>ème</sup> arrondissement, être exposée à la galerie W, au cœur de Montmartre, c’est un retour aux sources ? Quels sont vos quartiers de prédilection ?</strong></p>
<p>Je suis née dans le <strong>10<sup>ème</sup> arrondissement</strong> puis j’ai habité à Barbès jusqu’à l’âge de 6-7 ans… Ce n’est pas tout à fait la même ambiance mais c’est vrai que <strong>ce quartier</strong> me rappelle l’enfance et je suis fière de travailler avec cette galerie aujourd’hui. En ce qui concerne les lieux que je choisis pour poser mes pochoirs, <strong>c’est assez circonstanciel</strong>. Ménilmontant, le Marais, <strong>la Butte-aux-Cailles</strong>, Montmartre, Montorgueil et le <strong>5<sup>ème</sup> arrondissement</strong>… Tout dépend de mon inspiration et des autorisations. Ne vous imaginez pas que l’on puisse <strong>décorer les murs de la ville</strong> librement… Il y a très longtemps, je faisais des <strong>poses sauvages à Lyon</strong>, dans les traboules. Poursuivie pour cela j’ai <strong>changé de stratégie</strong> et demandé des autorisations. Sinon, <strong>j’aime me délocaliser</strong>… Cette année, j’ai imaginé une trentaine de <strong>pochoirs à Arles</strong> mais il y a encore plein de territoires à prendre !</p>
<p><strong>Lier l’image aux mots… Vos personnages sont toujours accompagnés d’une phrase poétique. Comment fonctionne ce duo ?</strong></p>
<p>Quand j’ai commencé à dessiner,<strong> je n’utilisais pas de mots</strong>. Cette originalité est venue naturellement avec le temps. C’est un<strong> genre de slam</strong>, une façon de réactualiser ce qu’il y a de <strong>poussiéreux dans la poésie</strong>. Et mes pochoirs l’accompagnent. Je ne me considère pas comme une <strong>chroniqueuse politique ou sociale</strong> car l’actualité vieillit trop vite. Et, finalement elle revient toujours au <strong>champ poétique</strong>… Lorsque je crée une œuvre, je commence par écrire, par <strong>me creuser la tête</strong> pour en extraire un poème. C’est une discipline car les phrases ne fusent pas naturellement dans mon esprit. Et puis <strong>j’accouche de mon idée</strong> et le dessin suit. Une fois le lieu choisi, il ne me faut que quelques minutes pour <strong>poser mon pochoir</strong>… Et ceux-ci sont <strong>éphémères</strong>, ils ne résistent pas plus d’un an au temps.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.cdimancheaparis.com/wp-content/uploads/2010/12/misstic-03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1594" title="misstic-03" src="http://www.cdimancheaparis.com/wp-content/uploads/2010/12/misstic-03.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a></strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de représenter vos créations par ce personnage féminin si sexy et provocateur ?</strong></p>
<p>J’aime bien <strong>dessiner de belles femmes</strong> ! On vend bien des machines à laver en montrant des jolies filles moi je fais la même chose pour <strong>vendre de la poésie</strong>. Parfois j’intègre un couple à mes compositions… En créant un second personnage <strong>une dramaturgie</strong> s’installe, une mise en scène s’infiltre. On me dit souvent que <strong>je suis féministe</strong> mais c’est faux. <strong>Je ne suis pas une militante</strong>. Dès qu’une femme pense, on la considère comme une féministe. Or, on ne se lève pas le matin en se disant « <strong>je suis femme</strong> ». C’est un état dont on ne devrait pas avoir à se défendre. Le féminisme est régressif, moi <strong>je parle de ma féminité</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.cdimancheaparis.com/wp-content/uploads/2010/12/misstic-01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1592" title="misstic-01" src="http://www.cdimancheaparis.com/wp-content/uploads/2010/12/misstic-01.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a></strong></p>
<p><strong>A quoi ressemble le dimanche de Miss.Tic à Paris ?</strong></p>
<p>C’est une journée vraiment tranquille… Je travaille dans <strong>mon atelier du 13<sup>ème</sup></strong> ou bien je reste sous ma couette. Le téléphone ne sonne pas, c’est calme et <strong>propice à l’inspiration</strong>. Sinon, j’adore me promener dans les quartiers truffés de <strong>librairies </strong>comme le 5<sup>ème</sup> et le 6<sup>ème</sup> arrondissement.  <strong>Je lis des essais</strong>, de la poésie et je suis fan du mouvement surréaliste. En ce moment je dévore « <strong>Portrait de l’écrivain en animal domestique</strong> » de Lydie Salvayre. Et si vous voulez <strong>tester un bon resto</strong>, poussez la porte de <strong>l’Auberge de la butte</strong> au 8, rue de la Butte aux Cailles. Les produits sont faits maison, un régal&#8230; <strong>Aussi simple que ça mon dimanche ! </strong></p>
<p><strong>&gt;Venez découvrir l’exposition « A LA VIE, A L’AMOR »</strong> de Miss.Tic à la Galerie W Eric Landau, 44 rue Lepic dans le 18<sup>ème</sup> arrondissement et son nouveau <strong>livre éponyme</strong>. 60 pages qui retracent 3 ans de création artistiques accompagnée de longs textes poétiques.</p>
<p><strong>L’occasion de découvrir la galerie</strong>, un lieu de courants d’arts où sont exposés en permanence une vingtaine d’artistes. Les œuvres changent presque tous les jours, <strong>c’est un plaisir de découverte artistique.</strong></p>
<p><strong>Ouvert 7j/7 de 10h30 à 20h 01 42 54 80 24</strong></p>
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